Symbole
La sortie des médecins, publiée mardi dans Le Quotidien, constitue l'élément le plus symbolique de l'affaire. En effet, il est très rare que ceux-ci soutiennent, sur la place publique, des projets particuliers ou des dossiers à connotation politique qui ne soient pas directement liés à l'exercice de leur profession.
Les médecins ont exposé, avec clarté, toute l'importance du volet prévention du CAMPS, un aspect qui avait été peu approfondi jusqu'à maintenant.
Il ne faut pas, non plus, passer sous silence les témoignages des trois usagers du Centre de réadaptation de l'Hôpital de Jonquière. Leurs propos sont venus apporter un éclairage nouveau sur l'impact qu'aurait réellement, dans la région, la réalisation du projet pour la santé de nombreux bénéficiaires et leurs proches.
L'appui des membres de l'exécutif de la Conférence régionale des élus (CRÉ), des étudiants, des députés provinciaux et des politiciens municipaux, qui tiendront justement un point de presse conjoint lundi, est hautement symbolique. Cela signifie que l'ensemble des intervenants politiques du SaguenayLac-Saint-Jean s'accorde pour faire du projet CAMPS une priorité régionale. Cette unanimité représente un atout non négligeable dans les circonstances, et un message particulièrement limpide, pour le ministre régional Serge Simard et ses collègues. Il doit livrer la marchandise.
Le milieu baieriverain espère la rapide construction d'une deuxième glace au Centre Jean-Claude Tremblay et d'autres demandes financières importantes se profilent dans cet arrondissement, mais aussi ailleurs dans la région. Et les coffres de Québec sont vides! Au ministre Simard, donc, de tirer profit du vent de mobilisation qui souffle présentement afin de dénicher le programme qui dénouera l'impasse actuelle et permettra au gouvernement Charest de mettre sur la table sa contribution de neuf millions $.
Contexte
Le contexte dans lequel s'effectue la prise de position du milieu de la santé jonquiérois, de la population et des élus régionaux, ne peut, non plus, être passé sous silence. Dernièrement, le professeur de l'UQAC, Marc-Urbain Proulx, lançait un pavé dans la mare en publiant, dans Le Quotidien, une longue réflexion portant sur la volonté et sur la capacité de l'ensemble du SaguenayLac-Saint-Jean à s'unir pour défendre ses intérêts, ses particularités et ses grands projets porteurs d'avenir.
Cette sortie a incité certains leaders à approfondir le débat. Le président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida, Alain Gagnon, a sauté dans la mêlée en proposant notamment la mise en place d'une coalition regroupant les élus de toutes les allégeances et les intervenants des principaux secteurs d'activités de la région pour représenter ses intérêts sur la scène nationale.
L'actuelle mobilisation qui entoure le projet CAMPS est peut-être le fruit du hasard. Elle est peut-être, aussi, liée à la réflexion initiée par le professeur Proulx.
Peu importe. Il faut espérer qu'elle soit un premier pas en direction d'une solidarité régionale renouvelée, et qu'elle donne les outils nécessaires au ministre Simard afin qu'il parvienne à convaincre ses collègues de débloquer l'argent nécessaire à la réalisation du projet CAMPS.










