Qui de mieux placé, en effet, pour évoquer les différentes étapes qui ont permis à l'UQAC de se développer. Michel Belley a été un étudiant de la première heure en administration, option finances, il y a occupé des fonctions d'adjoint administratif, de professeur, de doyen à la recherche et maintenant, de recteur. Il a été témoin de périodes d'effervescence et d'autres plus calmes. Mais toujours, il a su, tout comme l'université, saisir les différentes opportunités qui s'ouvraient à lui.
Michel Belley l'avoue avec franchise: il ne se destinait pas à une carrière universitaire. Ce sont les événements qui l'ont mené dans cette voie, lui qui, après des études en finances terminées en 1973, avait occupé durant un an la fonction d'adjoint administratif du département d'administration, avant de joindre l'entreprise privée et de participer à l'aventure de la création de Télésag.
«Ça a été un privilège pour moi de construire un tel réseau, avec une équipe dynamique. J'aurais pu continuer mais un de mes anciens professeurs m'a contacté pour me dire qu'il était difficile de retenir des enseignants. Il proposait de m'embaucher si je faisais une maîtrise. Il m'avait même proposé une bourse. Après réflexion, j'ai accepté et ce, même si cela modifiait mes conditions de vie», raconte le recteur.
Car pour s'inscrire au deuxième cycle, M. Belley a dû déménager avec sa famille à Sherbrooke. Il a également accepté de donner deux cours à l'UQAC par semaine, le vendredi, pour augmenter ses revenus. Durant toute une année, il a traversé le Parc le jeudi soir pour dispenser ses cours, avant de reprendre la route pour Sherbrooke pour se replonger dans son rôle d'étudiant: «Disons que j'étais très occupé. En plus de faire une maîtrise théorique, j'apprenais à enseigner. L'année suivante, j'ai enseigné à l'Université Laval. Je me trouvais chanceux!».
// Pour lire le dossier complet, consultez votre Quotidien










