Le président du Groupe Cegerco, Jeannot Harvey, était de mauvais poil cette semaine après avoir dû se plier à la décision de RTA de lever le pied sur la pédale des investissements et de couper dans les budgets d'opérations de ses usines.
En juin 2007, Cegertec a obtenu, du consortium formé des firmes SNC-Lavalin et Hatch, le mandat de réaliser une partie des services d'ingénierie et de suivi de la construction de la phase 1 de l'usine-pilote AP-50. Le contrat inclut entre autres choses la préparation des plans et devis, la construction des infrastructures souterraines, comme les services d'eau, d'égout, d'aqueduc et l'aménagement extérieur du site. L'entreprise a également obtenu plusieurs autres contrats de RTA reliés à l'ingénierie du bâtiment abritant l'atelier de scellement des anodes de la future usine-pilote, ainsi que celui d'un poste destiné à alimenter la future aluminerie.
Commentant la situation, M. Harvey ne mâche pas ses mots. «Toutes les firmes, tous les entrepreneurs, toutes les compagnies de construction et toute la région sont touchés. Je me dis que Rio Tinto a fait une erreur en achetant Alcan. Ils ont payé trop cher pour les actions d'Alcan et maintenant ils subissent les contrecoups de la baisse du prix à la tonne de l'aluminium. Elle a maintenant besoin de ''cash''. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean paie pour ça et RTA étouffe la région au complet. Des gens que j'ai embauchés de l'extérieur sont revenus dans la région pour y travailler. Ce n'est pour qu'on les mette à pied», déclare-t-il.
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