Jacques Quenneville au coeur du combat

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Pour la majorité des Québécois, la Californie évoque le soleil, les... (Photo La Presse)

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Photo La Presse

François Saint-Gelais
Le Quotidien

(Chicoutimi) Pour la majorité des Québécois, la Californie évoque le soleil, les palmiers, la mer et les vedettes bronzées du cinéma. Pour le pilote de CL-415 Jacques Quenneville, cet état américain évoque plutôt les flammes, la fumée, la dévastation et de longues heures aux commandes de son énorme citerne volante.

Pilote d'expérience et formateur auprès du Service aérien du Québec, Jacques Quenneville, un résidant de Sainte-Rose-du-Nord, a en effet fait partie des équipes de pompiers en provenance des quatre coins du monde déployées en septembre dernier en Californie. À ce moment, l'état était aux prises avec de gigantesques incendies de forêt et de broussailles, brasiers qui ont forcé l'évacuation de dizaines de milliers de personnes et qui ont directement menacé la célèbre ville de Los Angeles.

C'est au plus fort de cette tempête de feu que les fameux avions jaunes québécois ont été dépêchés sur le terrain.

Pour Jacques Quenneville, l'expérience a évidemment laissé des souvenirs impérissables.

«L'équipage dont je fais partie a été déployé sur place pendant un mois, et nous avons eu passablement de travail à accomplir, raconte le pilote d'expérience. En Californie, notre stratégie était similaire à celle employée au Québec. Nos appareils sont très efficaces lorsqu'ils sont utilisés dans le cadre de l'attaque initiale d'un brasier. Nous étions donc parmi les premiers appelés quand un nouveau foyer d'incendie était localisé et nous faisions souvent des opérations rapides et ciblées de cinq ou six largages sur un même secteur», dit-il.

Le pilote indique que sur le plan technique, les opérations n'étaient pas très différentes de celles effectuées au Québec. Il mentionne toutefois que le pilotage s'est avéré plus difficile et plus rigoureux.

«Techniquement, les vols étaient courts, car les incendies se trouvaient très près de nous. De plus, la proximité de l'océan a beaucoup facilité les opérations de remplissage. En Californie, nous avions l'avantage de décoller avec les réservoirs déjà plein et nous pouvions compter sur de nombreuses équipes au sol. Au Québec, nous sommes généralement basés loin des foyers d'incendie, et il faut parfois voler longtemps avant de faire le plein d'eau», illustre le commandant Quenneville.

// La version complète du texte est disponible dans votre Progrès-Dimanche

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