Terry Savard, Joël Collard, Nicolas Perron, Nicolas Tardif et Tommy Gagnon ont tous étudié en même temps au baccalauréat en génie mécanique à l'École de technologie supérieure à Montréal après avoir complété leur technique dans le même domaine à Jonquière. Tous s'étaient greffés au programme parascolaire de conception et de fabrication de sous-marin expérimental pour participer à la compétition internationale annuelle qui se tient au Naval Surface Warfare Center à Bethesda au Maryland.
«Quand on est arrivés, Omer 5 était construit. Les modèles 1 à 5 étaient à hélices. Mais comme on avait tous les records du monde, on a décidé de participer à l'autre catégorie, celle où on n'a pas le droit à une hélice ou une turbine», raconte Terry Savard, dans sa résidence de Saint-Honoré. Joël Collard était également présent lors de la visite du Progrès-Dimanche.
Omer 6 a donc été construit en 2007 et représentait une véritable innovation technologique. «On a mis des ailes de chaque côté», poursuit l'ex-étudiant. Il explique ainsi que c'est un peu le principe de l'avion, mais dans l'autre sens. La portance créée par l'aile d'avion tire l'appareil vers le haut. Mais avec l'angle donné aux «ailes» d'Omer 6, la portance tire plutôt le sous-marin vers l'avant. «Les professeurs nous disaient: ''Votre affaire, ça n'avancera pas''», se souvient-il, le sourire aux lèvres.
La force motrice du sous-marin était fournie par le «pilote» du sous-marin qui est couché sur le ventre et pédale. Une partie de l'ingéniosité d'Omer 6 résidait dans l'engrenage du pédalier qui permettait de transformer un mouvement continu, celui des pédales, en une force alternative transmise aux ailes.
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