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André Girard      ... (Le Quotidien, Merryl B. Lavoie)

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André Girard

Le Quotidien, Merryl B. Lavoie

François Saint-Gelais
Le Quotidien

(La Baie) Du rivage de Port-Alfred jusqu'à Tokyo, grande mégalopole d'Orient, l'écrivain baieriverain André Girard poursuit sa quête des villes mythiques d'Asie. Il se trouve d'ailleurs présentement au coeur du Japon afin de s'imprégner de cette culture mythique, mais aussi de faire découvrir la littérature québécoise au pays des samouraïs et des mangas.

«La littérature du Québec est étudiée partout. Elle est particulièrement riche du mélange des cultures américaines et françaises. Mais on ne le sait pas. On ignore qu'elle est ainsi appréciée. Au Japon, de nombreux cercles la décortiquent», lance André Girard, rencontré par une magnifique matinée d'automne ensoleillée à sa résidence patrimoniale de La Baie.

L'enseignant en littérature au cégep de Chicoutimi a toujours été fasciné par le vaste monde. Un héritage de son enfance à Port-Alfred, à l'ombre du port de mer et de ses cargos venus d'ailleurs.

Au printemps 2005, il a effectué un premier séjour de deux semaines au Japon dans le cadre d'un échange culturel, en compagnie de quatre autres auteurs, dont André Duhaime. De ce séjour a découlé un ouvrage conjoint publié chez Leméac; «Marcher le silence ? carnets du Japon».  Le livre, un mélange des courants littéraires japonais et québécois, a remporté le Prix Canada-Japon, à l'automne 2008.

La graine a germé. L'auteur baieriverain, qui se réclame de la «géopoétique», a été retenu pour aller prononcer des conférences au Japon portant sur la littérature québécoise.

Il en profite pour y passer les mois d'octobre et de novembre, le temps de découvrir Tokyo.

Une ville mythique qui sera au coeur du troisième tome de sa suite hôtelière, une série romanesque unique en son genre amorcée par le roman Port-Alfred Plaza.

Le deuxième tome, Moscou Cosmos, paraîtra au printemps prochain. Pour l'écrire, l'auteur a passé des heures à hanter le métro de la capitale russe, une autre mégapole qui l'a toujours fasciné.

«Après Moscou et Tokyo, je m'attaquerai probablement à Istanbul, une autre ville mythique d'Orient», soutient André Girard, confortablement calé dans un fauteuil de son salon d'été, une carte de la capitale japonaise à la main.

Géopoétique

Mais qu'est-ce donc que la «géopoétique», courant littéraire dont se réclame l'écrivain baieriverain?

«C'est écrire pour laisser des traces, pour faire connaître des lieux. C'est écrire pour voir le monde, le considérer, s'y positionner», répond, André Girard, emballé.

Un courant qui allie la géographie à la poésie et à la magie des mots. Qui crée des images dans la tête des lecteurs,

Ce courant littéraire cadre parfaitement avec l'oeuvre récente de l'auteur, déjà forte de six romans.

André Girard exploite en effet le concept de la suite hôtelière, grâce auquel ses deux personnages principaux peuvent se retrouver, de temps en temps, dans un ou l'autre des grands hôtels du globe afin de savourer le passé et le présent.

«Des hôtels, il y en a partout. C'est un prétexte magnifique pour visiter le monde», clame l'écrivain.

Pour André Girard, l'écriture est une passion qui découle directement de celle qu'il éprouve pour la lecture. Une passion qu'il décrie lui-même comme un exercice long, laborieux, mais totalement jouissif... Et qui permet de voyager!

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