Au cours des dernières semaines, le retraité de l'éducation natif d'Arvida a consacré des dizaines d'heures à la réalisation de ses chefs-d'oeuvre.
Grâce aux caprices de Dame nature, aucune crèche ne ressemble à ses voisines : souches habilement creusées, enchevêtrement de racines, branches de bouleau élégamment disposées, énormes champignons séchés formant un abri original...
Les crèches d'Omer Moisan reflètent la réalité régionale. C'est la scène de la nativité revue à la sauce boréale, avec l'odeur de l'épinette en prime.
«Je laisse le matériel que je ramasse en forêt m'inspirer et guider mon travail. Mon concept de base est simple. Il y a un plancher, un abri et un toit. La forme des branches, les ramages, les morceaux de bois sont différents à chaque fois. Il n'y a donc pas une crèche pareille à une autre. C'est fascinant; c'est la nature qui décide», lance Omer Moisan.
Ce dernier indique avoir eu l'idée de fabriquer des crèches au cours d'une de ses fréquentes promenades en forêt.
«C'est venu comme ça spontanément. De fil en aiguille, quand mes crèches ont commencé à s'accumuler, j'ai décidé de les vendre au profit d'une bonne cause», raconte-t-il.
Cette bonne cause, c'est la Soupe populaire de Chicoutimi.
La population est donc conviée à se rendre à la salle Bégin de la Cathédrale de Chicoutimi, entre 9h30 et 16h30 aujourd'hui, afin de découvrir les oeuvres d'art et de faire leur offre.
«Je n'ai pas fixé de prix de vente et je n'ai pas d'objectifs précis. J'espère juste que les gens vont apprécier l'exposition et vont appuyer la cause de la Soupe populaire», indique M. Moisan.
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