Un travail de minutie impressionnant

Luc Bernier, modeliste... (Le Quotidien, Steeve Tremblay)

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Luc Bernier, modeliste

Le Quotidien, Steeve Tremblay

Marc St-Hilaire
Le Quotidien

(Alma) Il y a de ces personnes chez qui l'humilité n'a d'égal que la beauté de leurs oeuvres. L'Almatois Luc Bernier est de ceux-là.

Depuis qu'il a pris sa retraite, il y a neuf ans, l'ancien opérateur forestier se consacre à la reproduction de modèles réduits en bois. Sa spécialité: la machinerie lourde.

«J'étais sceptique quand il m'en a parlé pour la première fois. Il n'avait jamais bricolé», confie sa conjointe Rosaline Harvey.

Souriant, Luc Bernier avoue que lui-même entretenait une certaine retenue à l'égard de l'aventure qu'il s'apprêtait à entreprendre.

«Je me disais que, dans le pire des cas, ça ferait du bon bois de poêle», raconte-t-il.

Car, comme règle d'or qu'il s'est fixée dès le départ, ses modèles devaient essentiellement être conçus de bois. À 95% se plaît-il à dire.

Finalement, au lieu de prendre le chemin du foyer, sa première reproduction - un Caterpillar D10 tel que celui qu'il conduisait en forêt - a donné naissance à une collection qui compte, à ce jour, 18 pièces plus époustouflantes les unes que les autres.

Certes, il a reçu des offres intéressantes. Notamment, on lui a tendu un chèque en blanc pour un train routier, mais la réponse a toujours été la même. La pièce en question a nécessité 285 heures de travail.

«Je fais ça pour moi, insiste-t-il. Je ne veux pas vendre mes modèles.»

L'artisan accorde une importance magistrale aux détails. Aussi a-t-il fabriqué, puis installé un moteur de bois sous chaque capot. Tant les chenilles que les pneus sont sculptés et assemblés différemment, selon ceux des modèles originaux.

Luc Bernier a même conçu un moteur à pistons - en bois bien évidemment - qui fonctionne réellement. Celui-ci est installé à l'intérieur de sa pièce maîtresse, le Big Brutus. Se dressant au centre de la pièce où sont exposées les pièces créées par Luc Bernier, la plus gigantesque pelle mécanique sur chenilles au monde s'impose tel un véritable titan.

Il ne sait plus combien de temps il lui a fallu pour compléter cette oeuvre entièrement articulée.

«Pour la faire fonctionner, j'ai fabriqué un différentiel à partir d'un moteur de guichet automatique», rapporte-t-il.

Complice

Si elle doutait de son mari au début, Rosaline Harvey a vite réalisé que ce dernier pouvait construire des petites merveilles de ses mains. Aussi a-t-elle décidé de mettre la main à la pâte, devenant ainsi une complice parfaite pour Luc Bernier, dans son processus de création.

«Tout commence à partir d'une photo, précise-t-elle. Je m'occupe des plans, des dessins.»

// La version complète du texte est disponible dans votre Progrès-Dimanche

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