En lui adressant une missive, le maire de Saguenay a officiellement fait part de ses demandes au premier ministre du Québec, Jean Charest, lundi.
Dans sa lettre, le maire Tremblay avance que la réalisation d'une quatre à quatre voies divisées dans la Réserve faunique des Laurentides ne peut que contribuer à raffermir des liens qui sont déjà très bons entre les villes de Québec et Saguenay. Il signale au premier ministre que la présentation de certaines disciplines à l'extérieur des limites de la ville de Québec, dans le cas de l'obtention des Jeux olympiques de 2022, ne pourrait que confirmer et augmenter le rayonnement de l'événement sur l'ensemble de la province. Il ajoute que les installations du Centre Georges-Vézina et du Centre de ski Le Norvégien sont en mesure d'accueillir des événements d'envergure.
«J'ai présenté mes demandes au premier ministre parce que c'est lui qui dirige le comité d'appui à la candidature de Québec, note le maire de Saguenay. Nous pensons que, pour donner un meilleur rayonnement sur l'ensemble du Québec, deux des 18 disciplines olympiques pourraient être présentées à Saguenay. La distance entre Québec et Saguenay ne représente pas un problème. Elle se compare à celle entre Vancouver et Whistler. Il n'est pas irréaliste de penser que nous pouvons accueillir des disciplines dans le cadre de Jeux olympiques.
«Nous avons d'excellentes relations avec Québec et je ne crois pas que notre demande pourrait nuire à la ville de M. (Régis) Labeaume. Québec en aura déjà plein les bras si elle obtient les Jeux olympiques. Je n'en ai pas encore parlé à M. Labeaume, mais je suis convaincu qu'il ne sera pas contre l'idée. Bien au contraire, il sera en faveur. Nos relations avec Québec sont excellentes.»
Jean Tremblay croit que le Centre Georges-Vézina serait en mesure d'accueillir le patinage de vitesse sur courte piste et que le Norvégien pourrait en faire autant avec le ski de fond. Selon lui, les installations actuelles devraient être améliorées, mais il estime que la présentation des Jeux olympiques, grâce aux subventions qui accompagnent habituellement leur organisation, offrirait une occasion extraordinaire de les rénover.
«Oui, il est possible que notre démarche donne l'idée à d'autres villes de faire la même chose, poursuit le maire de Saguenay. Si c'est le cas, tant mieux. Si la ville de Québec obtient les Jeux olympiques de 2022, elle recevra également les Jeux paralympiques. Pourquoi n'y aurait-il pas dix disciplines olympiques à Québec et huit ailleurs. Si j'étais le premier ministre du Québec, j'aurais tendance à essayer de partager le gâteau.
«Il faut se positionner et s'asseoir à la table des grands. Le gouvernement du Québec investit 1 milliard $ dans la route de la Réserve faunique des Laurentides, c'est pour qu'elle serve. Ce n'est pas une route à sens unique. Politiquement, je pense qu'il serait intéressant pour M. Charest d'inclure plusieurs villes dans le dossier. Plus j'y pense et plus je crois que j'obtiendrai une réponse positive à ma demande.»
À ceux qui l'accuseront de faire de la politique et de profiter de la campagne électorale pour lancer une idée, le maire Tremblay a une réponse toute prête.
«Oui, je fais de la politique, lance-t-il. Je ne fais que de la politique et je ne m'en cacherai pas. Tout est associé à une campagne électorale. Il est certain que je veux plaire à mes citoyens. Mais je ne veux pas le faire uniquement en campagne électorale. Je ne vais quand même pas m'empêcher de faire des annonces avant les élections pour tout dire la journée suivante. Je crois que les gens veulent connaître nos idées avant les élections.»











