Guerrera la forteresse

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À lui seul, David Guerrera vaut le déplacement. Pourtant, les partisans des... (Archives, Le Quotidien)

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Archives, Le Quotidien

Roger Tremblay
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) À lui seul, David Guerrera vaut le déplacement. Pourtant, les partisans des Marquis de Saguenay ne se rendent pas compte que leur équipe de la Ligue nord-américaine de hockey aligne un talentueux gardien de 31 ans qui, plus souvent qu'à son tour, sauve les meubles, telle une forteresse. Sans faire de bruit tout en prenant sa place, Guerrera prêche par l'exemple avec son calme olympien, son expérience, mais surtout, sa passion pour le hockey. Et, il ajoute sans détour son amour pour son équipe et la ville où il évolue.

David Guerrera, devenu un habitué des étoiles de la semaine, vient de remporter sept victoires au cours des huit dernières parties. Il figure au premier rang des gardiens avec une excellente moyenne de 2,81 et un pourcentage d'efficacité de 0,921. Ces statistiques, aussi brillantes soient-elles, ne font pas sursauter le portier des Marquis.»Ce sont des honneurs toujours agréables à recevoir, mais pour moi, le crédit doit aussi être accordé au autres joueurs. Surtout quand tu gagnes. Les gars jouent bien devant moi et nous avons une excellente équipe. À ma troisième année ici, je crois sincèrement que c'est la meilleure formation. Et sans décrier notre ancien entraîneur, je crois que la venue de Serge Forcier a considérablement aidé notre club. Il y a maintenant un système de jeu alors qu'avant, on sautait sur la glace et on jouait, point à la ligne», soutient David Guerrera, surpris de voir les amateurs scander son nom lorsqu'il réussit de bons arrêts.

 

Résidant à Montréal, représentant des ventes pour un dépositaire de suppléments, Guerrera doit aussi se taper des kilomètres et des kilomètres pour se retrouver entre ses poteaux.

«Je termine mon travail à midi le vendredi et je prends la route pour Saguenay ou les autres villes du circuit. Ça ne me dérange pas de voyager ainsi. Ça fait partie du défi, mais je ne suis pas le seul dans les mêmes circonstances. Saguenay est un en droit où il fait bon jouer au hockey, où les partisans sont formidables et où la direction fait preuve de grande classe. Je partage le travail avec Maxime Gougeon et entre nous, la rivalité n'existe pas. Je suis content pour lui quand il connaît de bonnes parties et quand il gagne. L'inverse est aussi vrai. On s'entend fort bien et on s'encourage mutuellement», ajoute-t-il.

//La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien

 

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