Et si Valérie causait la surprise !

Plus jeune membre de l'équipe féminine de patinage de vitesse courte piste à... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le Quotidien, Rocket Lavoie

 

Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien

(LA BAIE) Plus jeune membre de l'équipe féminine de patinage de vitesse courte piste à Vancouver, la Baieriveraine Valérie Maltais s'apprête à vivre la magie de ses premiers Jeux olympiques.

QUESTION (Q) - Que signifient les Jeux de Vancouver pour toi?

Valérie: C'est un accomplissement pour un athlète, le summum. Il s'agira de ma première grosse expérience dans une compétition aussi importante. Je veux bien performer, mais je ne me mets pas de pression. Je ne sens pas de pression non plus pour gagner une médaille. En n'ayant encore rien gagné en Coupe du monde sur le plan individuel, personne n'a d'attente.

(Q) - C'est important que tes parents soient présents?

Valérie: Oui, je suis vraiment contente qu'ils soient là. Pour moi, la présence de ma famille est un support. Je ne pourrai pas beaucoup les voir, mais ils vont pouvoir apprécier la fièvre olympique. Ils vont aller voir plein d'événements. Et si j'ai besoin de sortir du village, j'ai juste à les appeler pour les rencontrer.

(Q) - Quelles sont tes attentes?

Valérie: J'aimerais créer une surprise, mais je pense qu'il est réaliste de viser un top 10. Un objectif plus ambitieux serait de faire la ronde des finales et de terminer dans le top 6. Et le rêve, ce serait évidemment de gagner une médaille. Va faire le 1500 m et le relais.

(Q) - Comment te prépares-tu pour ces premiers Jeux?

Valérie: Le travail mental a été fait dans les derniers mois. Nous avons tenu des meetings de groupes pour savoir comment ça se passe. Tania Vicent nous a parlé de son expérience, de ses sentiments à ses premiers Jeux et ceux de maintenant, à ses quatrièmes Jeux. En fait, c'est vraiment là-bas qu'on va savoir comment on va se sentir. Quant à nos entraînements, ils sont moins intenses qu'en décembre, mais c'est du maintien de la forme. Nous avons des skins anti-coupures et il faut les porter durant les entraînements. Nous avons eu des vaccins contre la grippe AH1N1 et la grippe saisonnière.

(Q) - Comment fais-tu pour contrôler le stress?

Valérie: Pour l'instant, c'est plus de la fébrilité que du gros stress. Je pense que nous sommes tous tannés d'être à Montréal et qu'on a hâte de partir pour notre aventure.

(Q) - Dans mes valises, j'apporte?

Valérie: Mes lames, mon skin et mes bottines... et un toutou en forme de singe que je traîne depuis un petit bout de temps.

(Q) - As-tu aimé faire le tournage des capsules sur les athlètes olympiques et les publicités?

Valérie: J'ai bien aimé l'expérience. Pour une fille, c'est toujours le fun de se faire maquiller et coiffer. Et les gens sont super accueillants.

(Q) - As-tu reçu des commentaires depuis les diffusions?

Valérie: On m'a dit que je paraissais bien et que je passais bien à la caméra. J'aime la télé et le domaine des communications.

Les parents de Valérie, Gérald Maltais et Martine Simard, ne pensaient pas vivre si tôt l'aventure olympique. À quelques jours de ses premiers Jeux qui seront certes fertiles en émotion, ils ont accepté de partager les sentiments qui les habitent.

Comment vivez-vous cette première?

Martine: Ça commence à être énervant parce que beaucoup de gens nous en parlent. À l'usine Alcan de La Baie où je travaille, il ne se passe pas une journée sans que les gens nous en parlent.

C'était important d'être présents?

Pour rien au monde nous n'aurions manqué ça. En plus, pour nous Vancouver, ce n'est pas loin. Dans quatre ans, même si nous ne sommes pas encore rendu là, ce sera en Russie.

Vos sentiments quand elle sera sur la ligne de départ?

Martine: Je serai hyper stressée. Elle ne fait que passer à la télévision et je suis stressée avant même qu'elle n'ait prononcé un mot et le coeur me débat. Quand elle était à Marquette (en Coupe du monde) et que j'ai vu sur internet qu'elle participait à la finale pour la ronde des médailles au 1500m, je capotais! Je criais et j'ai appelé ma soeur, qui sera aussi avec moi à Vancouver. Si Valérie se rend en finale, la madame ne se comprendra plus, comme on dit. Mais j'essaie de ne pas trop stresser ma fille avec ça.

Gérald: Pour moi, ce sont les chutes qui me stressent plus qu'autre chose. Les bandes contractables ont réduit les risques de commotions et les nouveaux skins anti-coupures protègent, mais avec ces lames, ça coupe encore. Pour le reste, elle a toujours été constante en compétition. Je lui souhaite donc de donner le meilleure d'elle-même, afin qu'elle sorte des Jeux avec la satisfaction d'avoir donné son 100 % et qu'elle soit fière d'elle, peu importe le résultat.

Comment percevez-vous la pression populaire?

Martine: Je ne ressens pas de la pression comme de la fierté. Je voudrais que les gens retiennent d'elle qu'il est rare d'être sélectionnée si jeune (19 ans).

Gérald: Tout le monde veut avoir des médailles, mais il y en a juste trois qui seront sur le podium. Il ne faut pas oublier qu'entre la première et la 15e position, elles sont toutes rentrées dans la même seconde. C'est une question de position, de timing, d'un imprévu qui survient. Les possibilités sont là pour Valérie. C'est la plus jeune et c'est sa première expérience, mais dans sa distance, elle a des chances. Je me croise les doigts.

//La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien

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