La Félicinoise Marianne Saint-Gelais se sent déjà comblée par la vie. L'ancienne porte-couleurs des Éclairs de Saint-Félicien célébrera son 20e anniversaire de naissance le jour même où elle prendra part aux épreuves du 500 m. Médaille ou pas, l'enjouée jeune femme assure qu'elle ne pouvait demander mieux comme cadeau de fête que de participer aux Jeux de Vancouver en présence de ses parents, Gaétan Saint-Gelais et Francine Privé, de sa soeur aînée Marjorie, et de son amoureux, Charles Hamelin, lui aussi membre de l'équipe olympique de patinage de vitesse.
QUESTION (Q) - Que signifie pour toi cette participation aux Jeux de Vancouver?
Marianne: C'est vraiment le fruit, la récompense de tout ce que j'ai fait depuis quatre ans. Moi et Valérie (Maltais), nous avons essayé de mettre les chances de notre côté en quittant notre patelin pour aller à Montréal. Ça montre que nous avons fait un bon choix.
(Q) - Comment perçois-tu le fait de vivre les Jeux dès 2010 au lieu de 2014?
Marianne: Je vois toujours cela comme un bonus parce que mon objectif reste toujours 2014. Même si je vais participer aux Jeux olympiques de 2010, je reste toujours avec l'idée que ce ne sont pas mes derniers parce que ce n'était pas vraiment l'objectif que je visais.
(Q) - Comment vis-tu le fait de courir le 500 m le jour de ton anniversaire?
Marianne: Déjà, de me rendre en finale en ce beau jour, ce sera un cadeau. Je serai déjà super contente. Alors, je ne me mets pas cette pression-là. Mon plus beau cadeau sera d'avoir mes parents et ma grande soeur, ainsi que mon chum avec moi à Vancouver. Je ne peux pas espérer mieux. Médaille ou pas, ce n'est pas ce que j'ai demandé pour ma fête.
(Q) - Justement, quelles sont tes attentes à ces Jeux?
Marianne: Tout ce que je veux, c'est être fière de moi et avoir la satisfaction d'avoir fait la course de ma vie. Je ne veux pas sortir de ma course en ayant des regrets. Oui, je suis déjà montée sur le podium (en coupe du monde), mais je ne suis pas encore constante. Je vise davantage un top 8.
(Q) - Comment fais-tu pour gérer ton stress?
Marianne: La vie de tous les jours m'aide à relaxer, mais quand nous serons partis, nous allons vraiment sentir que ça y est, nous sommes dedans. En plus des personnes-ressources, mes parents vont m'aider énormément. De savoir qu'ils sont là et qu'ils vont me regarder, ça va m'aider à garder le focus. Ils sont vraiment importants pour moi.
(Q) - Profites-tu de l'expérience de Charles (Hamelin)?
Marianne: Même si je lui demande des conseils, il me dit toujours que les Jeux sont différents d'une fois à l'autre. Que même s'il m'expliquait ce qu'il a vécu à Turin, c'est sûr que ce ne sera pas la même chose à Vancouver. Oui, il m'a aidé sur certains points, mais ce sera vraiment sur place qu'il pourra m'aider. Par exemple s'il voit que je suis trop emballée et que je ne suis plus vraiment dans ma bulle. C'est à ce moment que les vétérans comme lui, Tania Vicent, Kalyna Roberge, vont interagir pour qu'on retrouve notre focus.
(Q) - Apportes-tu quelque chose de spécial dans tes valises?
Marianne: Les photos de mon chum (Charles) parce qu'on ne se verra pas souvent même si nous sommes dans le même condo au Village olympique. À l'aréna, j'aurai aussi avec moi une chaîne que ma grand-mère maternelle, Marie-Claire Levasseur, m'a donnée.
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