Inutile de dire que c'était l'euphorie dans le clan St-Gelais hier soir. «C'est plus qu'un conte de fées; c'est un rêve devenu réalité! Depuis que nous sommes arrivés à Vancouver que nous avons l'impression que c'est un rêve, que c'est un Wonderland, un Disney World», raconte sa mère, la voix un peu éraillée d'avoir tellement encouragé sa fille. «Je ne lui avais pas acheté de cadeau pour sa fête, alors son cadeau, c'est sa médaille. Elle a gagné son cadeau», a-t-elle blagué, soulagé lorsque jointe hier soir, peu après la finale. «Ce soir (hier), c'est l'ivresse!»
Francine Privé a avoué que c'est la demi-finale qui l'avait plus inquiétée, puisque sa fille se retrouvait aux côtés de la reine de l'épreuve, la Chinoise Meng Wang, et de la 2e favorite, sa coéquipière Kalyna Roberge. Lorsque Marianne s'est qualifiée pour la finale, c'était déjà le bonheur chez le clan Saint-Gelais. Alors imaginez l'explosion de joie lorsque Marianne a franchi l'arrivée de l'ultime course en 2e position, derrière Wang qui avait aussi remporté l'or sur la même distance aux Jeux de Turin en 2006.
Stress, maux de ventre et de coeur ont tenaillé la maman à chaque étape, jusqu'à la grande finale. «C'est très physique, le stress. Maintenant, nous sommes soulagés et j'ai faim. Je n'ai pas encore pu voir Marianne. Elle essaie peut-être de venir nous rejoindre.»
À l'instar de Marianne, sa famille souhaitait que peu importe le résultat, elle quitte avec la satisfaction d'avoir donné son maximum. «Et elle a donné le meilleur d'elle-même», a conclu sa mère avec fierté.
Messages
Immédiatement après la performance de l'athlète, les messages de félicitations se sont multipliés sur Facebook. Depuis, le nombre de commentaires ne cesse de croître.
Devant le nombre élevé de demandes d'entretiens avec la patineuse, une entrevue téléphonique pour les médias a été prévue jeudi après-midi.
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