Rappelon que Gervais Munger est mort noyé samedi après avoir été éjecté d'un bateau de plaisance sur le lac Saint-Jean.
Pierre Cardinal vit cependant ses douleurs relativement seul, ne voulant pas importuner qui que ce soit ou encore s'apitoyer sur son sort. Mais, en toute franchise, il souffre lui aussi.
«À la blague, après ce qui m'arrive, je disais à Michel Boivin samedi de ''checker'' l'arbitre, car il y a quelqu'un qui nous frappe quelque part. Je suis sans mot parce que ce qui arrive à mon épouse est déjà très dur et là en plus, de perdre quelqu'un en santé, c'est double douleur. Je la vois malade depuis quelques mois et je me demande toujours où elle trouve la force pour passer à travers et avoir le moral tout en demeurant sereine dans sa maladie. Parfois, je me trouve dans un nuage, je me pince pour savoir si on existe vraiment. Je m'accomplis beaucoup dans le travail avec mon imprimerie ICLT et aussi les ventes des Sags. Je me gèle un peu le génie dans le travail, si je peux dire. Je ne sais pas où je trouve la force, combien de temps je vais l'avoir. J'ai la chance d'être riche d'amis extraordinaires et j'en ai beaucoup, des associés qui comprennent ma situation, autant ceux de l'imprimerie que des Sags et je l'apprécie beaucoup», confie Cardinal, les yeux rougis par l'émotion et la sensibilité à fleur de peau.
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