«Ma marraine Joëlle Lebrasseur, la soeur de ma mère, se remet bien de cette douloureuse passe. Ce fut tout un choc pour elle et la famille, mais ma marraine est une battante. Je lui ai parlé au cours de la semaine et je lui ai promis que je jouerais le match de mercredi pour elle et que je voulais gagner pour elle. Ça n'a pas tourné comme je l'aurais voulu, mais j'ai pensé à elle lors de l'hymne national. Toute ma famille demeure en Gaspésie et elle est bien entourée. Juste à prononcer le mot cancer te fait réfléchir, car ça touche tout le monde. Demandez aux autres joueurs et je suis certain qu'il y a quelqu'un dans leur entourage qui est atteint de cette maladie», confie Jalbert qui se réjouit de voir que sa marraine est quand même sereine et forte.
Pour souligner son appui à la Fondation du cancer du sein, Jalbert a acheté son chandail rose porté lors du match de mercredi.
«Je vais lui faire parvenir en Gaspésie. Elle garde un bon moral et je suis fier d'elle en plus. C'est une cause importante et nous devons l'appuyer parce que ça touche tellement de monde», soutient Jalbert.
La mère de Nicolas
De son côté, le capitaine Nicolas Deschamps a vu sa mère combattre le cancer du côlon l'an dernier et ce fut un grand choc dans toute la famille.
«Je l'ai su avant de commencer les séries. C'est mon père qui m'a appris la triste nouvelle. Elle se plaignait de douleurs au ventre et elle a été opérée. Elle va bien maintenant, mais on a été très inquiet. J'étais vraiment assommé quand on m'a dit qu'elle avait le cancer, mais ça m'a rassuré de savoir que ça se guérissait. Je ne ''filais'' pas beaucoup et j'ai éclaté quand je l'ai annoncé aux autres joueurs. Ça donne vraiment un coup et tu t'imagines toutes sortes de choses. Je suis allé la voir quelques jours après son opération. L'équipe était dans le coin de Montréal et Richard Martel m'a permis d'aller lui rendre visite. Toute la famille a été secouée par cette nouvelle», confie Deschamps qui avoue avoir eu de la misère à se concentrer lors de la maladie de sa mère Line Parent.
Le capitaine des Sags, dont le grand-père est décédé d'un cancer du poumon il y a quelques années, a donc apprécié et appuyé cette partie de mercredi soir alors que son club portait un chandail rose.
«Une dame, Lina Pilote de la boutique Béluga du Faubourg Sagamie, a acheté mon chandail pour le remettre à ma mère. C'est un très beau geste de sa part et je voudrais la remercier de cette grande marque de gentillesse. Pour moi, comme bien du monde, il s'agit d'une cause importante et tout le monde est touché par ce fléau. Ce n'est jamais agréable d'entendre le mot cancer et c'est pour cette raison qu'il faut l'appuyer», de conclure Nicolas Deschamps.













