Rodrigue vit une très belle expérience et de son propre aveu, il souhaite qu'elle ne finisse jamais.
L'Allemagne...
« C'est un monde de hockey professionnel, ni plus ni moins. L'amphithéâtre en Allemagne, propriété de celui qui possède les Kings de Los Angeles, est neuf et compte 15 000 sièges. Il a couté plus de 200 M d'euros et il est comparable au centre Bell. La seule différence, ce sont les partisans qui sont très bruyants. Debout derrière les buts, ils ne manquent jamais une occasion pour encourager leurs favoris. «
La Suisse...
« En Suisse, c'est quelque peu différent en ce sens que les partisans sont très exigeants envers leurs protégés. Il y a parfois des émeutes et même qu'une fois, ils ont empêché les joueurs de quitter l'aréna en bloquant les sorties pendant plusieurs heures. Ce sont de vrais fanatiques «, jure Rodrigue qui dit être traité comme un roi depuis son arrivée en Europe.
À Berlin, Sylvain Rodrigue travaille pour Peter Lee, un joueur de hockey qui a fait les belles heures des Orioles d'Arvida et qui agit maintenant comme directeur général de la formation berlinoise.
« C'est drôle parce qu'il me parle beaucoup de sa vie dans la région, de ses équipes de hockey et de son passage dans la Ligue nationale. Son club comprend quelques joueurs qui ont joué dans le grand circuit ou qui s'en sont approchés. Leur gardien Rob Zepp a été repêché deux fois. Il a 28 ans et il domine aisément la ligue. Il va garder les buts de l'équipe allemande aux Jeux olympiques à Vancouver. Il est un excellent gardien surtout si on tient compte du fait que dans notre ligue, tout est basé en fonction de l'offensive. Il n'y a pas de hockey plate, il se compte beaucoup de buts et il n'y a pas de système défensif. Tout pour l'offensive. Les surnombres sont constants «, avoue-t-il.
Et la maison
Quand il travaillait pour les Sags tout en poursuivant sa carrière d'enseignant, Sylvain Rodrigue passait peu de temps à la maison et ne voyait pas ses jeunes garçons très souvent.
« C'est drôle parce que je suis beaucoup plus présent maintenant. Quand je pars trois ou quatre semaines, je reviens chez moi pour y passer un mois. Je m'occupe beaucoup de mes enfants qui jouent au hockey alors qu'auparavant, j'étais toujours parti. On s'adapte bien et la vie de famille se passe fort bien. Je ne sais pas combien de temps va durer cette expérience en Europe, mais c'est enr ichissant. Je goûte vraiment à du hockey professionnel. Je côtoie de bonnes organisations, d'excellents joueurs et les gardiens de but dont je m'occupe acceptent mon aide, mais il faut que ce soit cohérent. C'est vraiment intéressant comme boulot et je sais que j'ai une chance extraordinaire de vivre tout ça «, de conclure Sylvain Rodrigue.













