Au bout du fil, cette semaine, un membre d'Anonymous a affirmé que le groupe, qui serait présent dans plus de 25 pays, compterait une cinquantaine de membres à Montréal et une dizaine dans la capitale.
Selon le jeune homme, qui préfère qu'on ne dévoile pas son identité (!), Anonymous est «un groupe sans leader qui fonctionne sur Internet». «Tout le monde peut être Anonymous. Il n'y a pas de carte de membre», dit notre interlocuteur, que nous appellerons Georges.
L'idée d'une guerre contre l'Église de scientologie a germé après que cette dernière eut exercé des pressions pour faire retirer d'Internet une vidéo compromettante montrant un de ses plus célèbres adeptes, l'acteur Tom Cruise, en train de vanter, sur un ton fanatique, les mérites de la scientologie.
Ne digérant pas qu'on veuille les empêcher de voir Tom Cruise se ridiculiser, des internautes se sont mobilisés contre l'Église de scientologie, prenant d'assaut ses sites Internet pour empêcher les visiteurs d'y accéder. Des rassemblements se sont rapidement organisés dans plusieurs villes du monde pour lutter contre les façons de faire de l'Église. «Non seulement elle a une grosse histoire de censure, elle fait des campagnes de désinformation et diffuse des idées fausses sur la médecine», résume Georges.
Lors de leurs manifestations, les membres d'Anonymous portent un masque à l'effigie du héros de la bande dessinée V for Vendetta. Dans son site Internet, Anonymous explique que si ses membres se camouflent, c'est que «l'Église de scientologie s'en prend parfois à ceux qui protestent contre ses activités».
«Elle nous traque, nous harcèle. Si vous n'êtes pas d'accord avec cette Église, prenez garde à ce qu'elle ne découvre pas votre identité, où ses membres se verraient forcés de vous poursuivre. L'Église de scientologie est extrêmement riche, a une puissante équipe d'avocats et est reconnue pour poursuivre en justice tout ce qui bouge», peut-on encore lire dans www.anonqc.com.
Une manifestation (pacifique) devrait avoir lieu le 12 juillet devant les locaux de Québec de l'Église de scientologie, rue Saint-Joseph Est. «On espère que cette fois, la police ne nous déplacera pas, comme elle l'a fait la dernière fois», conclut Georges.











