On lui doit la fondation de la section scénographie du conservatoire local, en 1969. «Sans Paul Bussières, il n'y aurait pas de théâtre à Québec parce que sans scénographie, le conservatoire n'aurait formé que des comédiens qui seraient tous partis à Montréal», a commenté hier son collègue pédagogue du jeu et auteur Marc Doré. «Cette section, il l'a bâtie de fond en comble et ça a donné toute sa valeur au théâtre à Québec.»
Pour Marc Doré, la disparition de Paul Bussières représente «une lourde perte.»
Il salue «l'intelligence, l'élégance, la droiture et l'immense culture» de cet artiste qui avait «de la hauteur sans être hautain et de l'autorité sans être autoritaire», et qui a su «former une relève et l'habituer à bien lire les pièces». Il souligne par ailleurs le talent de comédien du disparu, particulièrement dans le genre comique, un emploi qu'il a tenu à ses débuts et dont il aurait pu faire carrière, assure-t-il.
La famille recevra les condoléances à la galerie d'art du Grand Théâtre samedi, de 13h30 à 14h45. Un hommage de 30 minutes suivra.
À ses proches, ses collègues et ses élèves, Le Soleil exprime ses vives sympathies.










