Des artistes, comme Raymond Lévesque, Claude Michaud, Marie Tifo (conjointe de M. Curzi) et Normand Brathwaite appuient aussi cette idée, tout comme le cinéaste Pierre Falardeau.
L'invitation d'un chanteur anglais équivaut à souligner la naissance du Canada, et non celle de la ville fondée par Samuel de Champlain, soutiennent-ils. McCartney est «la goutte qui fait déborder le vase», a déclaré Curzi au Journal de Montréal.
Le cabinet de la chef Pauline Marois a rapidement pris ses distances de la position de ses députés. Il s'agit d'une opinion exprimée à titre individuel qui n'engage aucunement le parti, a souligné Marie Barrette, attachée de presse de Pauline Marois. La chef n'avait pas été prévenue de la sortie des membres de son aile parlementaire, et elle ne partage pas leur point de vue.
«Mme Marois veut qu'on s'associe au plaisir de célébrer les Fêtes du 400e, indique Mme Barrette. Si elle avait été au Québec au cours de la fin de semaine, elle serait allée le voir, Paul McCartney. C'est une initiative personnelle de Pierre Curzi, Daniel Turp et Martin Lemay.»
Des sottises, selon l'ADQ
Le porte-parole adéquiste pour la capitale nationale, Sylvain Légaré, est sorti de ses gonds lorsqu'il a pris connaissance des propos de ses collègues péquistes. «Dire de pareilles sottises pour un porte-parole en culture, c'est descendre bas pas à peu près, a dénoncé le député Légaré. C'est faire de la petite politique avec une fête qui est un succès mur à mur.»
Le député de Vanier digère mal certains commentaires faits à la Société du 400e. «Qu'une poignée de Montréalais du Plateau viennent nous dire à Québec comment gérer ça, ça n'a aucun sens, s'emporte M. Légaré. Un moment donné, ça va faire. Tant qu'à être négatif et dire des sottises, laissez-nous fêter.»
Un autre député péquiste, Sylvain Gaudreault, entend bien se rendre sur les Plaines pour écouter l'ex-Beatle, dimanche. «Je me réjouis de son passage à Québec, a dit le député de Jonquière. C'est un chanteur international qui a fait sa marque. Il vient célébrer le 400e avec nous, et je ne peux que m'en réjouir. J'espère qu'il y aura le plus grand nombre de spectateurs possible pour lui souhaiter la bienvenue.»
Pour sa part, le premier ministre, Jean Charest, juge que ces propos sont «franchement gênants pour eux». «Personne ne reproche à Céline Dion de chanter à Paris, à Munich, en Angleterre ou ailleurs sur la planète», a-t-il commenté.









