L'opération a été menée à la suite de nombreuses plaintes d'usagers du parc, déposées auprès de la police au cours des dernières semaines.
Un parc réputé
En pleines vacances de la construction, plusieurs familles se promenaient dans le parc Maizerets, hier, en fin d'après-midi. Le domaine de Maizerets, qui couvre 27 hectares, présente de nombreux attraits : une volière à papillons, 15 000 arbres répartis autour des nombreux sentiers, un labyrinthe, un étang, une piscine, des jeux d'enfants, etc.
Parmi la quinzaine de promeneurs interrogés par Le Soleil, plusieurs ne semblaient pas surpris. «Mon voisin a déjà vu un homme se faire faire une fellation dans les bois», affirme un cycliste en promenade dans le parc. Mycologue, il a même déjà trouvé des condoms usagés.
D'autres, par contre, étaient outrés par le nombre de suspects arrêtés et par la nature indécente des actes, punissables par le Code criminel canadien.
Toutefois, aucun n'affirmait avoir été témoin de tels actes par le passé, comme Micheline Duchesneau, qui s'y promène depuis quatre ans. «J'imagine que ça se passe surtout la nuit. Moi, je viens plutôt de jour», a-t-elle dit au Soleil.
La police de Québec invite les citoyens à dénoncer de tels actes en appelant directement le 9-1-1 pour une intervention immédiate ou en appelant le 641-AGIR pour toute information qui pourrait aider la police dans ses enquêtes.
Un phénomène récurrent
Le 26 février, la police de Québec avait aussi arrêté six individus qui se masturbaient et montraient leurs organes génitaux au centre commercial Place Fleur de Lys.
«Il s'agit d'un phénomène qui revient», explique l'agent Dion. En hiver, ils se tiennent dans les centres commerciaux. Au printemps et en été, on les retrouve dans les parcs.
D'autres opérations policières comme celles-ci sont prévues au cours des prochains mois. «Et ce n'est pas parce que la police est allée (au domaine de Maizerets) qu'elle n'y retournera pas», prévient Mme Dion.
Les neuf suspects comparaîtront au palais de justice de Québec au cours des mois à venir. En attendant, ils doivent s'abstenir de retourner dans ce parc.









