Oléotek s'intéresse à plusieurs aspects de la production industrielle, notamment les détergents sans phosphate, les peintures, cires et laques, les bioplastiques, les biocarburants et la tribologie, qui est la science des lubrifiants. «Nous voulons créer des projets en partenariat avec des entreprises québécoises de lubrifiants afin de développer des produits plus environnementaux et plus performants», poursuit M. Berthiaume.
Plusieurs projets
Son centre de recherche travaille déjà sur plusieurs projets soumis par des entrepreneurs qui souhaitent avoir un avantage compétitif en utilisant des matières premières renouvelables. L'un des premiers projets sur lesquels David Berthiaume a planché est celui d'une huile isolante pour les transformateurs électriques.
«Nous travaillons là-dessus depuis quatre ans et nous sommes maintenant rendus à une étape de démonstration, soit fabriquer plusieurs barils d'huile dans une usine pilote afin de démontrer que la production peut être rentable à l'échelle réelle», explique-t-il en soulignant que ce nouveau produit suscite beaucoup d'intérêt dans l'industrie éolienne.
Oléotek a aussi collaboré avec une entreprise afin de créer un traitement antirouille pour l'automobile à partir d'huile végétale. «Ce produit biodégradable sera commercialisé bientôt et offre une performance égale, parfois même supérieure aux solvants et lubrifiants pétroliers. C'est un très beau succès de transfert technologique», poursuit le dg.
Le centre de recherche thetfordois s'est aussi lancé dans le développement d'un produit pour le décoffrage du béton. «Auparavant, des huiles pétrolières étaient utilisées pour décoffrer le béton et se perdaient dans le sol. Nous développons présentement un produit de décoffrage biodégradable pour une entreprise de Montréal qui récupère les huiles usées et pourra ainsi en faire un produit à valeur ajoutée», conclut-il.









