En un an, il a gravi les échelons pour devenir directeur général de la production et des projets spéciaux. Il a éventuellement quitté l'entreprise mais en 2003, l'une de ses anciennes employées l'a informé qu'un centre de recherche allait ouvrir ses portes à Thetford Mines et cherchait un directeur général.
«Je n'avais que 27 ans mais j'ai quand même posé ma candidature. Comme je n'avais pas encore un réseau de contacts très développé, j'ai plutôt obtenu un poste de directeur scientifique», explique-t-il.
Avouant qu'il ne connaissait alors rien à l'oléochimie, qui consiste à trouver des substituts aux produits d'origine pétrolière à partir d'huiles végétales et de graisses animales, il trouvait toutefois le défi extrêmement stimulant. «J'ai toujours été intéressé par la chimie verte et les bioproduits. Je voulais montrer que la chimie pouvait aussi apporter de bonnes solutions.»
Croissance rapide
Au départ, Oleotek disposait d'un budget de 150 000 $ par année et d'un petit bureau au Cégep de Thetford. «On avait toutefois un grand support régional. La région s'était mobilisée pour développer un créneau d'expertise novateur dans l'économie du savoir», explique David Berthiaume.
Le centre s'est doté d'une expertise en participant à des congrès internationaux et a acquis de l'équipement à travers ses projets de recherche. Petit à petit, le centre a dû se relocaliser à deux reprises.
Aujourd'hui, Oleotek engage 10 employés, occupe 11 000 pieds carrés dans l'ancien siège social de la Société Asbestos Limitée et travaille à un projet de financement de cinq millions $. «Ça nous permettrait d'acquérir certains équipements spécialisés et d'augmenter substantiellement notre offre de services», conclut David Berthiaume.









