«Je souhaite rencontrer les dirigeants pour entendre ce qu'ils ont à dire et pour leur faire part de mon point de vue.» La rencontre devrait avoir lieu à Ottawa d'ici le 8 août, date à laquelle Bell appliquera les nouveaux tarifs. Jim Prentice espère s'entendre avec les deux entreprises pour «trouver une solution qui offre le meilleur service aux consommateurs, au meilleur prix possible».
Le dirigeant de Bell Mobilité rencontra le ministre, mais «s'en tient pour l'instant à sa position», affirme le relationniste Jacques Bouchard. Bell Mobilité a déjà fait savoir que les consommateurs n'auront pas à payer pour les pourriels, rappelle-t-il. Ce sera toutefois aux consommateurs de scruter leur compte à la loupe. «Si un client est facturé pour un pourriel, il n'a qu'à nous avertir et nous le rembourserons», explique Jacques Bouchard.
Impossible pour l'instant de connaître la position de Telus. Les appels du Soleil, mercredi, sont demeurés sans réponse.
Grogne populaire
Chez Option consommateurs, la tenue d'une rencontre est accueillie sans grands espoirs. «C'est certain que si Bell et Telus changeaient d'idée, ce serait fantastique, mais c'est peu probable», pense la conseillère juridique Elise Thériault. Selon elle, les consommateurs ont peu de recours pour contrer la décision des deux compagnies de téléphonie mobile. «La clause de modification unilatérale du contrat, qui permet l'imposition de nouveaux frais, ne peut être invalidée que si elle est déclarée abusive par un tribunal. Mais qui va s'embarquer dans une bataille judiciaire pour 15 sous?»
Ces 15 sous suscitent toutefois la colère de plusieurs clients de Bell Mobilité et de Telus. Ceux qui le souhaitent peuvent changer de fournisseur pour Rogers, qui ne facture toujours pas les messages texte. Cependant, un client qui brise un contrat doit acquitter des frais pouvant aller jusqu'à plusieurs centaines de dollars.
La grogne se fait particulièrement ressentir sur le Web. Le Nouveau Parti démocratique a d'ailleurs saisi la balle au bond et mis en ligne une pétition pressant Bell Mobilité et Telus de faire marche arrière.









