Dans une requête déposée en Cour supérieure, Richard Robitaille allègue s'être fait voler ses biens à l'intérieur de son automobile Mazda 3, le 20 avril 2008. Au cours de la même période, il a su que les véhicules de ce modèle, fabriqués entre 2003 et 2006, présentaient une faiblesse du système de verrouillage des portières. D'ailleurs, Mazda a procédé au cours de l'hiver 2008 à un rappel pour ajouter une protection additionnelle à l'intérieur de la portière des véhicules affectés. Toutefois, M. Robitaille n'a jamais reçu la missive du constructeur.
Sa mésaventure lui a coûté 300 $ de franchise d'assurance, le non-remboursement des biens qui appartenaient à son épouse et qui ont été dérobés dans le véhicule et une facture de 575 $ pour faire réparer les bosses sur la carrosserie laissées par le voleur lors du délit. Ce bris n'était pas couvert par Mazda, qui défrayait seulement le coût du renforcement de la portière.
Comme si ce n'était pas suffisant, le requérant a été victime d'une seconde tentative de vol, le 27 juin. Cette fois, le malfaiteur n'a pas réussi à pénétrer à l'intérieur. Toutefois, il a laissé de nouvelles bosses sur la portière.
En février, Le Soleil rapportait l'histoire d'un homme de Montréal qui avait eu la même surprise concernant la défectuosité de sa Mazda 3. Ce n'est qu'après s'être fait voler ses effets personnels qu'il a vu que la compagnie avait procédé à un rappel. Lui non plus n'a jamais été avisé.
Les policiers sont au courant du problème depuis déjà un moment, du moins dans l'Ouest canadien. L'an dernier, la police albertaine avait publié des communiqués à ce sujet après avoir vécu une vague de vols similaires. Un recours collectif contre le manufacturier aurait vu le jour dans l'ouest du pays.











