Et question de bien marquer l'occasion, le no 2 du gouvernement de Nicolas Sarkozy s'est entouré de plusieurs ministres et secrétaire d'État. Ainsi, la ministre de la Culture et des Communications, Christine Albanel, et les secrétaires d'État Alain Joyandet (Coopération et Francophonie), Anne-Marie Idrac (Commerce extérieur) et Jean-Marie Bockel (Défense et Anciens combattants) ont eux aussi pris part aux célébrations.
À cette représentation ministérielle, il faut évidemment ajouter la présence de l'ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui préside depuis 2006 le comité français des Fêtes du 400e de Québec. La candidate défaite lors de la course présidentielle de 2007, Ségolène Royal, était également de la partie, tout comme l'ex-premier ministre et actuel maire de Bordeaux, Alain Juppé.
Loin du 300e
Cette forte présence française est bien loin de refléter le scénario s'étant joué à Québec en juillet 1908. Les célébrations du tricentenaire de Québec avaient surtout souligné la contribution de l'Angleterre pour avoir «laissé (les Canadiens français) libres de grandir en gardant leur foi, leur langue et leurs institutions», selon les termes du maire de Québec de l'époque, Georges Garneau.
Principal invité d'honneur du 300e, le prince de Galles ? qui allait devenir deux ans plus tard le roi Georges V ? avait été accueilli chaleureusement par la foule. Ironie de l'histoire, 100 ans plus tard, le gouvernement fédéral n'a pas même songé à inviter la reine Élisabeth II.
De toute façon, échaudée par sa dernière visite à Québec, celle-ci aurait probablement préféré décliner l'invitation. Loin de l'accueil chaleureux réservé à son grand-père en 1908, sa présence en 1964 avait provoqué des émeutes, la police réprimant durement les manifestants venus s'opposer à cette visite royale. L'incident restera d'ailleurs gravé dans l'histoire du Québec comme le samedi de la matraque.
Plus discrète en ce 400e, la Grande-Bretagne a simplement dépêché son haut-commissaire au Canada (équivalent d'un ambassadeur), Anthony Cary.
Même timidité du côté des États-Unis. Après avoir mandaté son vice-président en 1908, Charles Warren Fairbanks, le pays a lui aussi adopté un profil plus bas. En plus de l'ambassadeur américain à Ottawa, David Wilkins, la participation de nos voisins du sud se résumait à un gouverneur et à un sénateur du Vermont, Jim Douglas et Patrick Leahy.
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