En découvrant le «chaînon manquant» entre la résistance à l'insuline et les pathologies qui la suivent, le physiologue-endocrinologue espère qu'il sera possible de développer des médicaments plus efficaces que ceux présentement mis à la disposition des personnes obèses souffrant de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. Des médicaments qu'il sera possible d'administrer plus tôt dans le développement de ces maladies, ou à plus faible dose, disait-il hier en conférence de presse.
Bien sûr, l'idéal demeure la prévention de l'obésité, convient le professeur chercheur, par l'alimentation et l'exercice physique en particulier. Mais la réalité est là, la planète est aux prises avec une épidémie d'obésité, l'Amérique du Nord en tête. Au Canada, une personne sur quatre est obèse, à peine un peu moins au Québec. Quant au diabète, il touche 550 000 Québécois et deux millions de Canadiens. Mais un nombre beaucoup plus élevé de citoyens ont développé une résistance à l'insuline et l'ignorent.
Agir à cette étape constituerait une forme de prévention dit le Dr Marette. Un objectif d'autant plus louable que le diabète frappe de plus en plus jeune et qu'il aura doublé dans le monde en 2030.









