• > Les ouvriers du MTQ réclament plus d'effectifs

Les ouvriers du MTQ réclament plus d'effectifs

 

Ian Bussières
Le Soleil

«Il y avait 6000 ouvriers en 1990 et il n'en reste que 3000! Le MTQ n'est plus capable de prendre le travail en régie, donc il se tourne vers la sous-traitance. Le ministère n'est même plus capable d'entretenir ses infrastructures, de sorte que 50 % des ponts sont en mauvais état au Québec», explique Lucie Martineau, présidente générale du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ).

État lamentable des routes et des ponts

Celle-ci ajoute que les ingénieurs du gouvernement con­naissaient déjà, au début des années 90, le piteux état des infrastructures. «Il a malheureusement fallu qu'un viaduc tombe et qu'il y ait des morts pour que le gouvernement réagisse. Maintenant, ils font de grosses rénovations mais ça ne servira à rien si on laisse encore aller les infrastructures par manque d'entretien», poursuit-elle.

Sous-traitance

Le SFPQ déplore la hausse des budgets consacrés à la sous-traitance alors que le MTQ s'est vidé de ses employés sous la con­trainte du Conseil du trésor.

«Depuis 2004, on continue de s'entêter à ne remplacer qu'un employé retraité sur deux! Il n'y a pas d'économie pour les contribuables, bien au contraire. Il y a surtout une perte d'expertise pour le ministère et une dépendance accrue face au secteur privé. Faut-il alors se surprendre de l'état actuel de notre réseau routier?» se demande-t-elle.

Les ouvriers du MTQ voudraient que le gouvernement du Québec respecte la lettre d'entente 14 incluse dans leurs conditions de travail pour laquelle les deux parties s'engageaient à trouver des solutions concrètes aux problématiques énoncées par les syndiqués.

«Nous savons que l'issue de tout ça serait d'ajouter des ouvriers. La présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, blo­que le dossier car ce n'est pas très à la mode présentement de parler d'embaucher des employés de l'État. Par contre, pour nous, ce n'est pas une dépense, mais un investissement pour la sécurité de nos infrastructures», ajoute la présidente du SFPQ.

Le SFPQ estime que de 250 à 300 postes saisonniers deviendraient des postes permanents si les termes de la lettre d'entente 14 étaient appliqués.

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