En 2005, alors qu'il y avait 30 centres accrédités, les recherches appliquées pour les besoins des entreprises ont généré des retombées de 37 millions $ pour 523 projets. Par exemple, le CRTI (centre de recherche des résidus industriels) de Rouyn-Noranda estime que chaque dollar investit dans le centre produit 12 $ en retombées.
«Le travail du conseiller, poursuit Mme Déziel, est d'évaluer le problème soumis par une entreprise et d'aider les dirigeants à bien définir leur besoin. Ensuite, on les met en relation avec le centre ou les centres de recherche qui peuvent travailler à la recherche d'une solution. Parfois l'identification d'un problème peut demander l'intervention de plusieurs spécialités. Par exemple, en alimentation, on peut avoir besoin de spécialistes en bio-agronomie, mais aussi en robotique pour les processus de fabrication, voire une formation technique de pointe. Ce pourrait être aussi un spécialiste de la revalorisation de résidus.»
Chose certaine, les chercheurs sont des gens pratico-pratiques. Entre l'identification claire du besoin et la mise en place de la solution par l'invention d'un outil ou d'un procédé les délais sont de moins d'une année. Certains projets peuvent se régler en quelques semaines ou quelques mois. «L'idée est de générer une recherche spécifique et une innovation transférable rapidement. En même temps, explique Mme Déziel, nous accompagnons l'entreprise tout au long du projet et nous l'aidons dans les démarches de financements, car nous connaissons les programmes d'aide gouvernementaux de subvention.
Selon elle, il n'y a jamais de trop petit projet, mais ce sont toujours des cas concrets qui demandent des solutions concrètes. Il y des projets à 500$ et d'autres à
120 000 $ comme le système portatif de traitement de l'eau potable fait pour le Cirque du Soleil qui voulait s'assurer de la même qualité d'eau pour son personnel n'importe où dans le monde.»
D'ailleurs, les centres de recherches sur place présentaient brièvement quelques réalisations, notamment le nouveau procédé de traitement à l'huile d'Antirouille Métropolitain. Un industriel de Saint-Prosper racontait comment l'amélioration de son procédé de fabrication des bardeaux de cèdre avant non seulement permis une augmentation de la productivité, mais aussi une diminution des pertes de matière première en modifiant la machinerie et les mesures de coupes.
Les centres membres du Réseau Trans-tech ne produisent pas de l'équipement, mais ils feront les prototypes. L'entreprise devra trouver un fabricant ou un équipementier pour réaliser la pièce ou la machinerie. De plus, la propriété intellectuelle ou les brevets reviendront à l'entreprise.
Sur le territoire du Soleil, il y a 14 centres de recherche collégiaux comme le CERFO en foresterie et le CIMMI en imagerie numérique au Cégep de Sainte-Foy; TansBiotech pour la biotechnologie et CRVI pour la robotique au Cégep de Lévis; Oleoteck et CTMP, à Thetford Mines; SITTE, à Saint-Georges; Biopterre, Optech et CSTPQ, à La Pocatière; Corus, à Murdochville; Serex à Amqui ; Halieutec, à Grande-Rivière; et Maritime Innovation, à Amqui.








