La commission électorale est l'instance qui, ultimement, recommande au chef le nom de certaines personnes afin qu'il signe leur bulletin de candidature. La commission juridique du parti doit quant à elle signaler tout curriculum vitae pouvant entraîner des problèmes légaux.
«En fin de sprint, il peut arriver qu'il manque 15 ou 20 candidats et qu'on ait trois quatre jours pour régulariser la situation, note M. Lessard. Là, il rentre des curriculum et c'est sûr qu'ils sont examinés plus rapidement.»
L'examen du curriculum de M. Bédard n'a rien soulevé qui puisse nuire à sa candidature, confirmée il y a environ une semaine. «Ça ne nous semblait pas poser de problème, souligne M. Lessard. Il avait un site Internet, on a posé quelques questions. On a jugé que c'était conforme.»
Toutefois, les déclarations formulées par l'ex-animateur de radio n'ont pas été l'objet d'une vérification. «Non, ça, pas du tout, admet M. Lessard. Ce qu'il a fait il y a 20 ans... Il n'y a pas un candidat qui est vérifié comme ça. C'est beaucoup plus pour des actes criminels. Ça prend des choses sérieuses. On savait que, par le passé, il avait fait des déclarations, mais on n'a pas été toutes les voir. On n'a pas fait ressortir les émissions, les articles dans les journaux de 1990.»
Les partis sont très prudents dans leur commentaire à l'égard du candidat controversé. Ils n'hésitent pas à condamner et à se dissocier de ses propos, mais ne vont pas jusqu'à demander sa tête. «Personne n'est à l'abri de ça, admet un stratège fédéral. Il n'y a pas un parti qui peut prétendre qu'il n'en a jamais échappé un. Comme on dit : «Quand tu habites une maison de verre, essaie de ne pas trop lancer de pierres.»











