Interpellé par les journalistes à son arrivée au Musée de l'Amérique française, dans le Vieux-Québec, où il a participé à une activité protocolaire, le premier ministre Charest a refusé de voir dans la sortie du président de la République française une condamnation de la thèse de la souveraineté du Québec et un endossement d'un Canada tel qu'il existe.
«Ce n'est pas à nous d'interpréter les paroles de M. Sarkozy, a laissé tomber M. Charest. Vous avez entendu ce qu'il a dit», a-t-il enchaîné sans préciser sa pensée.
Le chef du gouvernement québécois n'a jamais voulu prendre à son compte l'analyse voulant que le chef d'État français a exprimé sa préférence pour un Canada sans division. Par contre, il s'est en pris à ses adversaires qui militent pour l'indépendance. En cette année du 400e anniversaire de Québec, ces derniers sont «confus et de plus en plus isolés», a-t-il soutenu.
Selon le premier ministre, il y aura toujours des souverainistes au Québec et «il faut respecter» leur choix. «Mais je constate, en 2008, la très grande confusion dans leurs rangs et un isolement de plus en plus important», a-t-il répété. «Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a entre le Québec et la France une relation d'égalité. (...) Malheureusement, il y a encore trop de souverainistes qui cherchent dans cette relation autre chose que ce qu'elle devrait être.»
Jean Charest a insisté sur le fait que «nous n'avons pas de permission à demander au peuple français et aux politiciens français» sur l'avenir du Québec. «Nous n'en sommes pas là. Nous sommes égaux.»
«Pour l'avenir, c'est à nous de faire nos choix. Il n'y a que certains souverainistes qui pensent qu'il faut aller chercher en France une espèce d'approbation, de permission, de caution pour l'avenir du Québec.»









