L'entourage du chef du gouvernement québécois a fourni cette indication au terme d'un tête-à-tête qu'a obtenu, tôt hier matin, M. Charest avec le grand patron de l'Organisation des Nations unies.
Jean Charest a parlé de cette voie maritime à quelques reprises récemment lorsqu'il a exposé son plan Nord pour développer les ressources naturelles et le tourisme au nord du 48e parallèle, surtout dans le territoire où vivent les Inuits. Avec le réchauffement climatique, le passage du Nord-Ouest deviendra navigable à l'année et constitue un «enjeu géopolitique» nouveau et crucial, a-t-il alors précisé.
Selon un de ses proches, c'est le premier ministre qui a amené le sujet dans la conversation. Le Canada revendique sa souveraineté sur cette voie de navigation, a-t-on expliqué au Soleil.
«Mais les Russes et les Européens essaient de tirer à eux un bout de la couverture. Les Américains plaident qu'il s'agit d'un secteur en eaux internationales, prétention contestée par les autorités fédérales canadiennes.
Peu de détails
Il n'a pas été possible de connaître les termes utilisés pour traiter du sujet, ni de savoir comment a réagi Ban Ki-moon. Il n'a pas été davantage possible d'apprendre si le premier ministre canadien Stephen Harper avait été mis au courant de la démarche de son homologue québécois pour une question relevant des compétences fédérales.
Selon nos sources, les échanges ont aussi porté sur la nouvelle formule employée au Sommet de la francophonie qui se termine aujourd'hui à Québec. Une façon de faire «plus dynamique et qui permet des échanges très directs» entre représentants des pays.
Le secrétaire général de l'ONU aurait émis son appréciation de la participation du Québec et du Canada aux missions humanitaires. L'aide québécoise à Haïti serait particulièrement remarquée.
Répondant par courriel, en début de semaine, à des questions transmises par Le Soleil, Ban Ki-moon a indiqué «qu'après un an de cours de français intensifs, je suis fier de m'estimer un membre de cette grande famille francophone qui compte plus de 200 millions de personnes» sur la planète. Nous n'avons pu savoir si l'entretien accordé à Jean Charest a été conduit en français.










