Un «miracle» derrière des portes closes

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Un «miracle» derrière des portes closes

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À la conclusion du Sommet de la Francophonie, les délégués ont adopté une déclaration de 73 points portant sur la langue française, la gouvernance démocratique, la solidarité économique et l'environnement.

Photo Reuters

Raymond Giroux
Le Soleil

(Québec) «Nous avons vécu ici à Québec miracle sur miracle» au cours du Sommet de la Francophonie, a lancé le secrétaire général Abdou Diouf à la fin de l'exercice, hier, mais le huis clos total de la rencontre ne permet pas de savoir de quel miracle il parlait.

À chaque débat difficile, a-t-il dit en conférence de presse, un «compromis dynamique est arrivé pour permettre de régler le problème. La magie de Québec a joué à plein» dans ce qu'il a appelé «un sommet exceptionnel».

Seule décision concrète du Sommet, le premier ministre Stephen Harper a annoncé une contribution canadienne de 100 millions $, cette année, pour aider les pays les plus démunis dans le dossier des changements climatiques.

Cet argent, déjà prév­u au dernier budget mais sans que soit précisé le périmètre du programme, servira à aider des petits pays d'Afrique, des Antilles et du Pacifique Sud qui seront frappés par les effets des gaz à effet de serre, mais n'en provoquent pas eux-mêmes.

Cet argent transitera essentiellement par des organisations internationales, comme la Banque mondiale, qui développe en ce moment un tel programme, a précisé M. Harper.

Kyoto

Ce dernier a toutefois eu à s'expliquer sur le fait qu'un des articles de la déclaration finale réaffirme l'appui de la Francophonie «à la mise en oeuvre du Protocole de Kyoto». «Notre position reste la même, a répliqué le premier ministre, dont le gouvernement a répudié cet accord. Nous nous engageons dans des négociations internationales» pour la suite des événements dans le cadre de l'après-Kyoto.

La formule nouvelle des débats derrière des portes closes inaugurée par ce sommet a été défendue par le premier ministre Jean Charest comme étant «plus dynamique et davantage interactive».

M. Charest a cependant pris «bonne note que peut-être pour vous autres (les journalistes), la méthode n'est peut-être pas assez ouverte et pour l'avenir nous ferons un examen de la formule pour la rendre plus accessible».

Le premier ministre tient toutefois à ce type de rencontres entre chefs de gouvernement, ce qui se produit très rarement à son avis. «Cela, c'est précieux pour nous», a-t-il dit.

Les représentants des médias ont en effet été tenus hors de portée des délégués durant toute la rencontre et même après sa clôture officielle, contrairement à ce qui se passe habituellement dans ce type d'événement.

Obstacles

Les contraintes sécuritaires dans les rues de Québec ont de plus empêché des reporters internationaux de travailler à leur guise, pouvait-on entendre au centre de presse.

Les délégués ont adopté une déclaration de 73 points portant sur la langue française, la gouvernance démocratique, la solidarité économique et l'environnement.

Le Sommet de 2010 se tiendra à Tananarive, capitale de Madagascar, sa rivale Kinshasa, au Congo, ayant perdu faute de participation du président Laurent Kabila à cette rencontre.

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