Le préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique, le cardinal Zenon Grocholewski, a récemment déclaré à l'agence Zenit que le nouveau cours d'ECR constitue une violation des droits des parents et frôle «l'anticatholicisme». Ce nouveau cours, qui remplace l'enseignement religieux, empêche les parents d'éduquer leurs enfants conformément à leur propre religion, a affirmé le cardinal polonais. «Parler de toutes les religions de la même manière est quasiment une éducation anticatholique, car ceci crée un certain relativisme», a-t-il déclaré. Ce programme d'enseignement pourrait être antireligieux puisque les jeunes ont l'impression que chaque foi est un récit imaginaire, a-t-il ajouté.
Pour Gilles Routhier, spécialiste du Vatican et professeur à l'Université Laval, ces déclarations montrent bien que le Saint-Siège est préoccupé par ce nouveau cours. «C'est sans doute un point de vue important à considérer. C'est le premier écho que nous avons à ce sujet», dit-il.
Il ne faut toutefois pas y voir une prise de position officielle, prévient-t-il, puisque ces déclarations ne proviennent pas d'un communiqué de presse ou d'un document autorisé par le Vatican. Pour M. Routhier, il s'agit par ailleurs de propos «assez prudents», laissant place à l'interprétation, notamment par l'emploi d'un verbe au conditionnel.
Le cours d'éthique et culture religieuse est la dernière étape de la déconfessionnalisation du système scolaire québécois. Selon le ministère de l'Éducation, ce nouveau programme permet à tous les élèves québécois de réfléchir à des enjeux éthiques et de se familiariser avec d'autres traditions religieuses, tout en respectant la liberté de conscience et de religion de chacun.










