«Malgré leur progrès pour financer les infrastructures des universités et des arts, on dirait bien que les conservateurs n'ont pas encore compris l'importance des arts et des sciences humaines et sociales dans l'économie canadienne», déplore Marina Devine, étudiante à la maîtrise à l'Université Victoria en Colombie-Britannique et à l'origine du groupe Facebook.
«Bien sûr, nous avons besoin des étudiants dans les disciplines reliées aux affaires, poursuit-elle. Mais s'il y a un besoin réel pour avoir plus de bourses dans ce domaine, alors le gouvernement doit augmenter les fonds, mais pas en prenant ces fonds dans les organismes subventionnaires en sciences humaines et sociales.»
La page Web créée par Rebecca et des collègues regorge de témoignages d'étudiants en furie. Devin Ens, de Saskatoon, rappelle par exemple que «nous avons un financement public en éducation, mais cela ne veut pas dire que les intellectuels sont des employés de l'État, obligés de suivre un agenda précis».
Les dénonciations de l'ingérence font néanmoins place à quelques témoignages de soutien envers le gouvernement Harper. Quelques étudiants arguent ainsi que le financement ciblé vise à stimuler efficacement l'économie durant la période de récession.









