SEM et SIMCO hébergés à Laval: du gagnant-gagnant, croit Jacques Marchand

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

SEM et SIMCO hébergés à Laval: du gagnant-gagnant, croit Jacques Marchand

Agrandir

Jacques Marchand dit ne pas savoir pourquoi l'administration a décidé de mettre fin à l'entente.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Le professeur-entrepreneur Jac­ques Marchand se défend bien d'avoir profité pendant 20 ans d'une généreuse entente signée avec le département de génie civil. Si l'Université Laval estimait que la compensation financière accordée par son entreprise n'était pas assez importante, elle n'avait qu'à la hausser, affirme-t-il.

«Il y avait dans l'entente une disposition qui permettait à l'Université de modifier cet aspect-là de la relation. Il n'y a personne qui l'a fait», a-t-il laissé tomber au cours d'un entretien avec Le Soleil.

M. Marchand affirme qu'il ne sait tout simplement pas pourquoi l'administration a décidé de mettre fin à l'entente au 31 mars 2009. «Je vais vous dire franchement, je n'en ai aucune idée. J'ai reçu un coup de téléphone, on m'a dit qu'on ne renouvellerait pas l'entente. J'en ai été surpris. On n'a jamais eu de conflit d'aucune façon, mais c'est leur droit. Ils ont pris une décision de leur côté et je la respecte entièrement.»

Le professeur affirme qu'il n'était pas au courant du malaise causé par la présence de son entreprise dans le laboratoire de génie civil. C'est du moins la raison qu'a évoquée le vice-recteur Edwin Bourget pour mettre fin à l'entente, lors d'une entrevue avec Le Soleil. «Avant qu'on mette fin à l'entente, il n'y a personne qui a pris la peine de venir me voir et de me dire : il y a un malaise. S'il y en avait eu un, on l'aurait réglé», affirme M. Marchand.

Ce dernier refuse de dire si l'arrivée d'un nouveau directeur au département de génie civil, en mai dernier, peut avoir pesé dans la balance. «Je n'ai pas de commentaires à faire à ce sujet», dit-il.

Factures inexistantes

Par ailleurs, M. Marchand affirme qu'il n'est pas au courant des problèmes de facturation. Selon nos informations, des tests ont été réalisés avec de l'équipement qui ne faisait pas partie de l'entente mais aucune facture n'a été envoyée à l'entreprise.

«Si jamais l'Université considère qu'il y a de l'utilisation d'équipement qui n'a pas été facturée, qu'elle le fasse et les sommes vont être honorées selon les termes de l'entente», promet-il.

Même réponse concernant les activités de sa deuxième entreprise, SIMCO Technologies, qui n'ont pas été facturées. «Je ne peux pas vous répondre là-dessus, ce n'est pas moi qui gère cet aspect-là. L'objectif est de s'assurer que l'Université soit compensée correctement», a-t-il indiqué, précisant que les activités de SIMCO au laboratoire de génie civil sont beaucoup moins importantes que celles de Service d'expertise en matériaux (SEM).

Longue collaboration

Si la collaboration entre le département de génie civil et son entreprise a duré si longtemps - allant à l'encontre des politiques de l'Université -, c'est qu'elle a été bénéfique pour les deux parties, ajoute M. Marchand. Selon le professeur, plusieurs de ses collègues vont regretter le départ de son entreprise, qui a été un des premiers spin off de l'Université. La vice-présidente exécutive de SEM, Élisabeth Reid, ajoute en entrevue que l'entreprise a embauché plusieurs finissants en génie civil au fil des ans, ce qui représentait certainement une «valeur ajoutée» pour l'Université Laval.

«Je pense qu'il y a eu des bénéfices mutuels, ajoute M. Marchand. Tout le monde en a profité de façon raisonnable en respectant la mission de chacun. Je pense qu'on a été particulièrement tranquille. On n'a pas créé de conflits majeurs, on a géré les problèmes au fur et à mesure qu'ils se présentaient. C'est ce qui explique le fait que ça s'est prolongé.»

Cyberpresse vous suggère

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer