Au cours de ce stage, en quatrième année du baccalauréat, les étudiants prennent en charge une classe pendant une période d'environ trois mois. Entre la préparation des cours, les corrections, les rencontres avec les parents et les rapports de stage, il reste bien peu de temps pour gagner sa vie. Résultat : 55 % des étudiants abandonnent leur emploi à temps partiel au cours de cette période, selon un sondage effectué par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) en 2007. Près du tiers choisissent plutôt de réduire le nombre d'heures travaillées à l'extérieur.
«Plusieurs étudiants n'ont pas le choix de s'endetter», déplore Mathieu Lemelin-Pouliot, porte-parole des étudiants en éducation. «On veut être rémunérés comme le sont d'autres stagiaires.»
La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a déjà annoncé la création d'une table de réflexion sur la rémunération des stagiaires en éducation, au début novembre. La FEUQ y représente les étudiants. Or, puisque les associations étudiantes l'Université Laval et de McGill se sont désaffiliées de la FEUQ, environ le tiers des étudiants en éducation ne serait pas représenté à cette table. «Avec cette marche, on veut réaffirmer qu'on veut une solution rapide», ajoute M. Lemelin-Pouliot.
Au cabinet de Mme Courchesne, on indique que les travaux de la table vont bon train. Même son de cloche du côté de la FEUQ. Son président, David Paradis, se dit confiant d'en arriver à des recommandations, d'ici la fin de l'année.
Selon la FEUQ, il en coûterait environ 15 millions $ à l'État si le ministère décidait de compenser financièrement les stagiaires en éducation.











