Le 30 mars, environ 260 personnes seront réunies à Lévis à l'occasion des assises régionales sur la persévérance scolaire, une première pour la Chaudière-Appalaches.
Depuis quelques années, les initiatives régionales pour lutter contre le décrochage se multiplient au Québec. Jusqu'à maintenant, 13 régions se sont dotées de leur propre arsenal pour mener la bataille contre ce fléau. Dans le jargon, on les appelle les instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire. À Québec, une entente a récemment été conclue entre 27 organismes régionaux.
La Chaudière-Appalaches est l'une des rares régions qui n'a pas encore de structure spécifique qui vise à garder les jeunes sur les bancs d'école. Certes, avec un taux de décrochage de 19 %, la région peut se targuer d'avoir le meilleur score de la province, alors que la moyenne provinciale est de 31 %.
«Mais c'est possible de faire mieux», affirme Denis Langlois, président de la commission scolaire des Appalaches.
Partager les recettes gagnantes
C'est pourquoi le milieu de l'éducation organise à la fin mars un grand rassemblement qui réunira plus d'une trentaine de partenaires. Autour de la table, des gens du milieu de l'éducation, mais aussi des employeurs, des chambres de commerce, des centres locaux de développement, des intervenants jeunesse, etc. L'objectif : partager les recettes gagnantes pour qu'elles fassent boule de neige.
Parmi les succès, M. Langlois mentionne notamment l'entente intervenue entre sa commission scolaire et une cinquantaine d'employeurs de la région de L'Amiante, qui se sont engagés à n'embaucher que des diplômés. Lors du lancement de cette initiative, en 2006, une trentaine d'entreprises avaient répondu à l'appel. D'autres écoles secondaires, comme la polyvalente Bélanger à Saint-Martin en Beauce, ont conclu des ententes directement avec les employeurs des élèves.
Les fameux programmes sport-études figurent aussi en tête de liste des pratiques gagnantes. Que ce soit le football-études à Lévis ou le hockey-études à Disraeli, ces programmes ont certainement convaincu des garçons de rester sur les bancs d'école pour pratiquer leur sport préféré.
À l'issue de cette journée d'échanges, le 30 mars, les participants se fixeront des cibles à atteindre en matière de lutte contre le décrochage, ajoute M. Langlois. Même si on est encore loin de la création d'une instance régionale permanente, il s'agit d'un pas dans la bonne direction, estime M. Langlois.











