Cet observatoire analysera, comme on s'en doute, la place du français dans le monde. Contrairement à ce que l'on entend souvent, la langue de Molière ne perdrait pas de terrain, mais en gagnerait un peu, a dit hier le tout premier directeur de l'ODSEF, le sociologue de l'UL Richard Marcoux. C'est principalement la croissance démographique rapide de l'Afrique et le progrès du français sur ce continent qui «sauvent» la francophonie du recul, explique-t-il.
«En 1960, le poids de l'Afrique dans la francophonie était d'environ 10 %. En 2000, c'était 50 %, et en 2050, ce sera 85 %», illustre M. Marcoux.
Cependant, par manque de moyens, cette même Afrique francophone est en train de perdre, littéralement, les données de ses recensements passés. Un des principaux mandats de l'ODSEF sera donc de préserver ces informations démographiques menacées.










