Moins d'élèves dans les écoles publiques

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La désertion des écoles publiques est constante depuis... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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La désertion des écoles publiques est constante depuis 2002-2003 au Québec, comme dans le reste du pays.

Le Soleil, Steve Deschênes

Marie-Josée Nantel
Le Soleil

(Québec) L'école publique perd encore des joueurs au Québec, comme le démontre un rapport de Statistique Canada publié jeudi.

Au Québec, 1 204 517 élèves ont occupé le banc d'une école primaire ou secondaire publique en 2006-2007. Il s'agit d'une diminution de 1 % par rapport à l'année précédente et de 2,7 % par rapport à 2000-2001.

Tableau: fréquentation des écoles publiques primaires et secondaires

Bien qu'il s'agisse d'une faible baisse de l'effectif scolaire, la désertion des écoles publiques est constante depuis 2002-2003 au Québec, comme dans le reste du pays. Le Canada a aussi accusé une baisse de 0,9 % en 2006-2007, sauf en Alberta. Cette province de l'Ouest canadien a vu son effectif progresser de 1,6 %. Les reculs les plus marqués viennent de Terre-Neuve-et-Labrador (- 17,6 %) et de la Saskatchewan (- 11,6 %).

Le rapport souligne que les grandes cohortes d'élèves qui obtiennent leur diplôme sont remplacées par de plus petites cohortes d'élèves de première année. Pourtant, la population d'âge scolaire au Québec n'a diminué que de 0,4 % en 2006-2007, comme pour l'ensemble du Canada, et non pas de 1 %.

Mais le rapport ne précise pas quels autres facteurs, comme le décrochage scolaire ou le transfert des élèves vers une école privée, expliquent ces diminutions.

Plus de diplômes, mais moins de diplômés

En 2006-2007, 70 673 élèves québécois ont obtenu leur diplôme d'études secondaires (DES) dans une école publique, soit une hausse de 4,1 % supérieure à la moyenne canadienne (3,3 %). Le Québec compte donc dans ses rangs de plus en plus de diplômés annuellement depuis 2003-2004.

Toutefois, cette hausse est trompeuse pour l'année 2006-2007, puisque la proportion d'élèves diplômés au Québec était moins importante que l'année précédente. Durant cette période, le taux d'obtention de diplôme au Québec était de 71,9 %, un recul de 2,2 % par rapport à 2005-2006.

Le Québec, dans la moyenne canadienne (71,3 %), devance l'Alberta qui arrive en dernière position avec un taux de 65 %, mais se classe moins bien que l'Île-du-Prince-Édouard qui arrive en première position avec un taux de 85,4 %.

À l'échelle nationale, le taux d'obtention est aussi plus élevé chez les femmes que chez les hommes avec 75,3 % contre 67,7 %.

Une formation plus chère

En 2006-2007, instruire un élève a coûté 10 262 $, une progression de 33,3 % par rapport à 2000-2001. Le Québec se situe dans la moyenne nationale. Dans le reste du pays, c'est à l'Île-du-Prince-Édouard que les élèves ont coûté le moins cher, avec 8595 $ par tête, alors que le Manitoba payait 10 823 $ par élève.

Pour cette période, les dépenses totales des écoles primaires et secondaires canadien­nes se sont chiffrées à 49,6 milliards $, en hausse de 4,5 % par rapport à l'année précédente et de 27,9 % depuis 2000-2001. Le rapport souligne qu'il s'agit de plus du double du taux d'inflation sur six ans au pays.

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