Évaluer les profs: ce qu'en pensent les acteurs du milieu de l'éducation

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE)

La Fédération des syndicats de l'enseignement s'oppose à un programme d'évaluation tel que mis en place au Nouveau-Brunswick et en Ontario, considérant que les conventions collectives actuelles renferment déjà tous les outils qui permettent aux directeurs d'école de bien encadrer leurs profs. Sa présidente, Manon Bernard, privilégie plutôt «l'évaluation institutionnelle», une démarche collective qui comprend l'évaluation des enseignants, mais qui tient aussi compte d'une série de facteurs, comme la clientèle, les ressources, etc. Le Conseil supérieur de l'éducation y avait d'ailleurs consacré son rapport annuel, en 1999, constatant que «la seule mention du mot évaluation suscite trop souvent méfiance et résistance».

Fédération québécoise des directions d'établissement (FQDE)

Pour la Fédération québécoise des directions d'établissement, l'évaluation des enseignants - quasi inexistante présentement - est «un incontournable». Mais sa présidente, Chantal Longpré, rejette l'idée d'un programme national d'évaluation qui serait le même pour chaque école. «Tous les milieux ne sont pas identiques», rappelle-t-elle. Elle estime toutefois que tous les enseignants devraient passer par le filtre de l'évaluation : «Ce que j'applique à certains, pourquoi je ne l'appliquerais pas à tout le monde?»

Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ)

La Fédération des commissions scolaires estime que les modèles développés en Ontario et au Nouveau-Brunswick sont intéressants. «Je dis oui, dans une approche de développement professionnel. En termes de valorisation des enseignants, on a tout à gagner», affirme sa présidente, Josée Bouchard.

Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ)

Pour la Fédération des comités de parents, l'important n'est pas tant l'évaluation que la supervision. «Le mot évaluation, ça fait trop négatif. Alors que si on fait de la supervision, c'est pour aider les gens à s'améliorer. D'où l'importance de monter des plans de formation. Selon la Loi sur l'instruction publique, les enseignants ont l'obligation de se perfectionner», rappelle son président, François Paquet.

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