À la recherche d'infirmières bachelières

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L'Ordre des infirmières lancera mardi une campagne pour... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'Ordre des infirmières lancera mardi une campagne pour faire la promotion du DEC-BAC.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Alors que s'ouvre lundi matin à Québec son congrès annuel, l'Ordre des infirmières s'inquiète du peu d'intérêt pour la formation qui allie cégep et université, craignant que les infirmières bachelières ne soient plus assez nombreuses pour répondre aux besoins grandissants du réseau de la santé.

Depuis 2001, les étudiants en soins infirmiers inscrits au diplôme d'études collégiales (DEC) de trois ans ont la possibilité d'étudier deux années supplémentaires pour obtenir un baccalauréat. Un combo DEC-BAC, comme on l'appelle dans le jargon, qui permet de sauver une année d'études.

Or ce parcours est de moins en moins populaire depuis quelques années. En 2004, 40 % des finissants au DEC en soins infirmiers poursuivaient leurs études au baccalauréat, une proportion qui a chuté à 32 % l'an dernier. «Ça nous inquiète, lance Julie Poirier, présidente du comité jeunesse de l'Ordre des infirmières. Dans les années à venir, les soins seront de plus en plus complexes et les départs à la retraite seront nombreux. On a besoin d'infirmières qualifiées.» Pour expliquer cette baisse, Mme Poirier évoque l'attrait du marché du travail et la difficulté de concilier boulot et études.

C'est pourquoi l'Ordre des infirmières lancera demain une campagne pour faire la promotion du DEC-BAC. Une tournée d'une quarantaine de cégeps sera réalisée pour sensibiliser les étudiants à l'importance de la formation universitaire. «On veut les inciter à penser à long terme. Il faut leur faire voir qu'il y a beaucoup plus de possibilités de carrière avec un baccalauréat», explique Mme Poirier.

 

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