Voilà maintenant deux ans que la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ) réclame des changements dans le financement au collégial, déterminé en grande partie par le nombre d'étudiants. Malgré une aide budgétaire spécifique pour les programmes qui comptent 45 étudiants et moins, certains ne sont plus viables financièrement. Mais les cégeps en région veulent à tout prix éviter de les fermer, pour attirer un maximum de jeunes entre leurs murs.
«Ça créé toutes sortes de distorsions, explique Jean Trudel, président de la FNEEQ. «On compresse la formation générale et ça créé une dynamique bien malsaine.»
Récemment, le ministère de l'Éducation a accepté de créer un comité auquel participera la Fédération des cégeps et les enseignants afin d'examiner des pistes de solution. «Nous reconnaissons la problématique des petites cohortes», s'est contenté d'affirmer Pierre Noël, porte-parole du ministère.
Les syndicats contents
Un premier pas qui réjouit les syndicats. «C'est une excellente nouvelle», affirme M. Trudel.
De son côté, la Fédération des cégeps participera volontiers à cette initiative. «On est d'accord avec la création de ce comité», a indiqué Caroline Tessier, porte-parole de la Fédération. «L'important pour nous, c'est de maintenir l'offre de services sur l'ensemble du territoire.»
En 2008-2009, 7 millions $ ont été octroyés par le ministère de l'Éducation pour financer les petites cohortes. Selon les chiffres de la Fédération, 110 programmes comptent moins de 45 étudiants sur trois ans, soit 17 % de l'ensemble des programmes au collégial.
Au Cégep de la Gaspésie et des Îles, par exemple, la moitié des 24 programmes de formation techniques comptent moins de 45 étudiants répartis sur trois ans.










