La musique et l'art dramatique réunis dans St-Roch ou Montcalm

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On imagine assez facilement un bâtiment venir coiffer... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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On imagine assez facilement un bâtiment venir coiffer les actuels locaux du Conservatoire de musique, creusés sous terre à côté du Grand Théâtre. Ses étudiants pourraient ainsi continuer à côtoyer les membres de l'Orchestre symphonique de Québec.

Le Soleil, Patrice Laroche

Pierre-André Normandin
Le Soleil

(Québec) Le Conservatoire de musique et d'art dramatique caresse un ambitieux projet de 60 millions $ pour regrouper ses activités en un seul lieu à Québec. La direction lorgne tant vers le Grand Théâtre que vers le quartier Saint-Roch. L'Université du Québec est d'ailleurs désireuse de lui ouvrir ses portes, a appris Le Soleil.

Plusieurs sources ont indiqué que le bâtiment abritant... (Le Soleil, Jocelyn Bernier) - image 1.0

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Plusieurs sources ont indiqué que le bâtiment abritant le cinéma Place Charest, dont l'Université du Québec est propriétaire, est envisagé pour accueillir le nouveau Conservatoire.

Le Soleil, Jocelyn Bernier

L'école pour musiciens et comédiens cherche depuis des années à rassembler ses activités éparpillées dans six bâtiments de la haute ville. «Le Conservatoire de musique de Québec est logé au Grand Théâtre, tandis que celui d'art dramatique est explosé en quatre endroits», expose le directeur général, Nicolas Desjardins.

À cela, on peut également ajouter la direction générale du réseau des sept conservatoires québécois qui loge dans les locaux du ministère de la Culture, sur la Grande Allée. «Pour fonctionner, ça fonctionne. Mais c'est évident que ce qu'on a fait à Montréal a ses avantages.»

En effet, le Conservatoire inaugurait le 14 septembre ses nouveaux locaux montréalais regroupés en un seul bâtiment au coeur du Plateau Mont-Royal. D'une durée de près de trois ans, les travaux ont coûté 46,5 millions $.

Le jeu en valait la chandelle, estime maintenant la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, qui veut reproduire l'expérience dans la capitale. «Ce qu'on a fait à Montréal est absolument fantastique. On a deux conservatoires regroupés. Les étudiants peuvent monter des oeuvres ensemble, profiter des expertises les uns des autres. On voit une belle synergie et on veut créer ça à Québec», a-t-elle confié au Soleil.

Après avoir évoqué le projet dans les coulisses du sommet Québec horizon culture de février, le Conservatoire a récemment déposé au ministère de la Culture une étude de ses besoins. Celui-ci évalue à environ 20 000 m2 l'espace nécessaire au futur bâtiment, ce qui permet d'évaluer sommairement à 60 millions $ les coûts de construction. «Ce serait bon au niveau pédagogique et bon aussi que le Conservatoire ait vraiment pignon sur rue à Québec. C'est une question d'image», dit son directeur général, Nicolas Desjardins.

La ministre St-Pierre a confirmé étudier sérieusement le dossier. «On l'a fait à Montréal, maintenant, c'est important à Québec de revamper les conservatoires. Il faut trouver la solution la plus économique, la plus intelligente pour les étudiants», dit-elle. Et d'ajouter que «l'objectif, c'est de les regrouper. Où? À quel endroit? La décision n'est pas prise.»

Saint-Roch dans la mire

L'Université du Québec a confirmé au Soleil être désireuse d'héberger le futur Conservatoire, mais refuse de dire précisément à quel endroit pourraient loger les musiciens et comédiens en herbe. «On doit attendre l'appel d'offres du ministère de la Culture pour connaître les contraintes», affirme une porte-parole, Valérie Reuillard.

Plusieurs sources ont toutefois indiqué que le bâtiment abritant le cinéma Charest, dont l'Université du Québec est propriétaire, est envisagé. Le bail de Cinéplex Odéon, qui gère les salles, arrive à échéance en 2012, mais celui-ci pourrait être résilié dès 2010, a-t-on confirmé.

La ministre St-Pierre reconnaît avoir discuté de ce scénario avec le maire Régis Labeaume. Après tout, le projet semble taillé sur mesure sur son idée de faire du quartier un pôle technoculturel.

«Ça peut être intéressant [dans Saint-Roch]. Ça amènerait des jeunes, de l'énergie. Ça continuerait à donner de l'impulsion à la basse ville. Mais en même temps, il y a d'autres possibilités, comme ici, au Grand Théâtre», d'exposer la ministre, qui participait mardi au lancement d'une campagne de financement de l'Orchestre symphonique de Québec.

En effet, on imagine assez facilement un bâtiment venir coiffer les locaux actuels du Conservatoire de musique, creusés sous terre à côté du Grand Théâtre. Ses étudiants pourraient ainsi continuer à côtoyer les membres de l'Orchestre symphonique de Québec.

 

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