Décrochage scolaire: des CS devront en faire plus

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Le plan contre le décrochage de la ministre Courchesne se déclinera différemment selon les commissions scolaires (CS). Dans la région, un effort plus important est demandé à la commission scolaire de la Capitale, alors que les Découvreurs affichent toujours le meilleur score de la province.

En septembre, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, rendait public son très attendu plan d'action pour lutter contre le décrochage scolaire. L'objectif : faire passer le taux de diplomation provincial de 72 % à 80 % d'ici 2020, en fixant des cibles de réussite pour chacune des commissions scolaires. Le ministère de l'Éducation a indiqué la semaine dernière quel était l'objectif à atteindre pour chacune d'entre elles, les chiffres variant de 67 % à 88 % comme l'a rapporté le quotidien Le Devoir.

À Québec, c'est la commission scolaire de la Capitale (quartiers centraux) qui doit fournir l'effort le plus important : avec un taux de diplomation de 69 %, la cible à atteindre a été fixée à 81 %. Impossible toutefois d'en savoir davantage sur les moyens envisagés pour relever ce défi. Puisque les commissions scolaires ont jusqu'au 31 mars pour informer la ministre Courchesne des mesures qui seront mises en place, il est trop tôt pour se prononcer sur la question, a indiqué la porte-parole Marie-Élaine Dion.

Du côté de la commission scolaire des Premières-Seigneuries, qui couvre l'est de Québec, le taux de réussite doit passer de 75 % à 85 %. Le secrétaire général Jean-François Parent a aussi fait savoir qu'il n'était pas possible pour l'instant d'expliquer comment la commission scolaire entend mettre la main à la pâte.

Le scénario est identique du côté des Navigateurs, sur la Rive-Sud, où le taux de diplomation de 75 % doit aussi atteindre 85 %. Dans cette commission scolaire, un comité a récemment été mis sur pied pour recenser les «pratiques prometteuses» sur lesquelles il faut miser, explique la porte-parole, Louise Boisvert. Le comité veut porter une attention particulière au passage du primaire au secondaire, au dépistage précoce, aux habiletés en lecture et à la prévention.

Les Découvreurs en tête

De son côté, la commission scolaire des Découvreurs (ouest de Québec) est la seule commission scolaire francophone qui dépasse déjà la cible ministérielle avec 84 % de taux de diplomation, la plaçant au tout premier rang. Le ministère de l'Éducation se montre moins exigeant envers elle, espérant que 88 % de ses élèves obtiennent leur diplôme en 2020, ce qui représente le plus petit effort demandé dans toute la province. Dans les commissions scolaires où le taux de diplomation se situe sous la barre des 70 %, l'écart entre la situation actuelle et la cible à atteindre est beaucoup plus grand, grimpant jusqu'à 13 points de pourcentage dans plusieurs cas.

Pour expliquer la recette de son succès, la commission scolaire des Découvreurs parle de diversification des services au secondaire, d'encadrement des élèves en difficulté, de formation continue des enseignants et de l'importance accordée au parascolaire. «Mais la recette gagnante, on n'est pas les seuls à l'avoir», tient à souligner la directrice générale adjointe, France Michon. «On est dans un milieu choyé au niveau socioéconomique, ça peut aussi faire une différence.»

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