Le Petit Séminaire cherche un toit

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L'édifice dans la mire du diocèse appartient aux... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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L'édifice dans la mire du diocèse appartient aux Pères missionnaires du Sacré-Coeur. Construit en 1960, il compte 72 chambres et est situé au 2215, rue Marie-Victorin, dans le quartier Sillery.

Le Soleil, Steve Deschênes

Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) À l'étroit dans ses locaux, le Petit Séminaire diocésain de Québec doit déménager. L'établissement, qui a ouvert ses portes l'an dernier pour préparer les jeunes à la prêtrise, est sur le point d'acquérir un édifice évalué à 4,5 millions $ dans Sillery.

À l'automne 2008, le cardinal Marc Ouellet inaugurait le nouveau Petit Séminaire diocésain, qui accueille une vingtaine d'adolescents dans l'immeuble des Pères maristes, situé à Saint-Augustin-de-Desmaures. Mais un an plus tard, l'établissement se prépare déjà à faire ses boîtes.

«Nos locaux sont beaucoup trop petits. On prévoit 40 inscriptions l'automne prochain, alors il faut vraiment déménager», a affirmé au Soleil l'abbé André Gagné, recteur de l'institution.

L'édifice qui est dans la mire du diocèse appartient aux Pères missionnaires du Sacré-Coeur.

Construit en 1960, il compte 72 chambres et est situé au 2215, rue Marie-Victorin, dans le quartier Sillery. Les étudiants en théologie de l'Université Laval y ont déjà temporairement élu domicile pendant la réalisation de travaux sur le campus, mais l'endroit est maintenant désert. «L'édifice serait parfait pour nous. Il y a des salles de récréation pour les jeunes, un gymnase, tout ce dont on a besoin», explique l'abbé Gagné.

Partenaires recherchés

La vente n'a pas encore été conclue, mais le diocèse a fait inspecter le bâtiment pour connaître l'ampleur des travaux à réaliser pour la mise aux normes. L'abbé Gagné n'a pas voulu s'avancer sur le prix d'une éventuelle transaction.

Les autorités religieuses sont d'ailleurs à la recherche de fonds pour financer cet achat, ajoute-t-il. «Le diocèse n'a pas les moyens de payer pour ça. On est en train de cibler des partenaires pour nous aider avec ce projet.»

Une fois déménagé, le Petit Séminaire espère par ailleurs se transformer en école. La trentaine d'adolescents qui sont présentement pensionnaires au Petit Séminaire diocésain doivent se rendre chaque jour au collège Champigny pour y suivre leurs cours de français, de mathématiques et d'histoire comme les autres jeunes de leur âge. Mais éventuellement, l'abbé Gagné aimerait pouvoir leur offrir cette formation scolaire entre les murs de l'établissement. Une demande de permis a d'ailleurs été adressée récemment au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

Il reste toutefois la question du zonage à régler. L'édifice de la rue Marie-Victorin est situé dans un secteur réservé aux habitations avec services communautaires. L'abbé Gagné précise toutefois que l'école qu'il souhaite y créer serait bien loin de l'école de quartier. «Disons que c'est un dossier en suspens. Il faut d'abord être acquéreur, on verra pour la suite», ajoute-t-il.

Vie sacerdotale

Fondé en 1668 par Mgr François de Laval, le Petit Séminaire diocésain a renoué avec sa vocation initiale, l'an dernier. Le cardinal Ouellet a fait revivre cette institution qui vise de nouveau à préparer les adolescents à la vie sacerdotale, une première depuis la Révolution tranquille. L'autre Petit Séminaire, l'école secondaire privée située entre les murs du Vieux-Québec, est de son côté administré depuis 1985 par la corporation à but non lucratif du Collège François-de-Laval.

Le litige entourant l'utilisation du nom «Petit Séminaire» n'est d'ailleurs toujours pas réglé. En septembre 2008, le Séminaire de Québec avait eu recours aux tribunaux pour forcer l'école privée à cesser d'utiliser le nom Petit Séminaire. Le directeur de l'école, Réjean Lemay, a récemment indiqué au Soleil que les discussions se poursuivent toujours dans ce dossier. Il s'est dit confiant d'en arriver à une entente à l'amiable.

 

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