C'est d'abord dans la tête de Joanie Grégoire, étudiante en communications, que l'idée a germé. «J'ai vu le lipdub de l'UQAM et je me suis dit que Laval devait aussi se démarquer. J'en ai parlé à mon copain, Gabriel Rancourt; Emmanuelle Choinière nous a offert son aide et c'est devenu notre projet.»
Le Soleil, Martin Martel
Le clip culmine dans le gymnase où tous les participants se pointent en même temps.
Le Soleil, Martin Martel
Un clip chantant, c'est un clip vidéo tourné en une seule prise, dans lequel les participants miment les paroles d'une chanson populaire. Le mot combine les termes lipsync et dub («doublage»).
C'est d'abord dans la tête de Joanie Grégoire, étudiante en communication, que l'idée a germé. «J'ai vu le lipdub de l'UQAM (sur I Gotta Feeling) et je me suis dit que Laval devait aussi se démarquer. J'en ai parlé à mon copain, Gabriel Rancourt, Emmanuelle Choinière nous a offert son aide et c'est devenu notre projet.»
Depuis le premier clip chantant de l'UQAM, plusieurs autres universités ont emboîté le pas. Les étudiants en droit de l'Université de Montréal viennent d'ailleurs d'en produire un en novembre avec 130 participants, sur la chanson Pretty Fly du groupe The Offspring.
Il faut être plus que trois pour mettre un clip chantant sur les rails. «J'ai créé un groupe Facebook. J'avais une dizaine d'amis au départ, j'en avais 200 le lendemain et après un mois, on était 560...» raconte la jeune étudiante.
À partir de là, les trois comparses ont recruté les figurants, réparti les rôles, créé un scénario pour l'enchaînement des scènes. Le choix de la chanson n'a par ailleurs pas été évident. «Je pensais à une nouvelle chanson à chaque jour. J'ai même pensé à Barbie Girl, d'Aqua, mais bon, on a finalement choisi une chanson indémodable. Dans 10 ans, notre lipdub va être encore cool.»
Trois mois de préparation
Même si le clip se tourne en moins de cinq minutes, il aura fallu trois mois de préparation pour mener ce projet à terme, explique Joanie, et sans un sou d'aide de l'Université. «Juste pour m'assurer que tous les plateaux et les places que je voulais soient libres, c'était déjà long», dit-elle.
Le clip débute dans une salle, non loin de la patinoire du PEPS où des joueurs de l'équipe de soccer du Rouge et Or se prêtent à une pseudo-conférence de presse. Évidemment, au bout d'une minute, les calepins et les crayons volent en l'air et tout ce beau monde se met à danser.
L'équipe de tournage commence alors à se déplacer à travers les corridors du PEPS, d'un groupe d'étudiants à un autre, pour sortir à l'extérieur puis revenir dans la salle d'athlétisme, où une équipe de meneuses de claques attend son tour. Enfin, après un dernier passage dans les escaliers, on aboutit dans le gymnase où tous les participants se pointent en même temps.
L'équipe de Laval a trouvé un truc astucieux pour se démarquer, avec la participation d'un band, These Silent Waves, qui joue la pièce de Bon Jovi pendant que les étudiants arrivent au gymnase.
Au moins cinq prises
Il aura fallu s'y reprendre à cinq reprises au moins avant que la performance soit au goût des organisateurs. Chaque fois, le nombre de participants et l'enthousiasme augmentaient. Finalement, vers 15h, Gabriel a pu déclarer, sous les applaudissements de tout le monde : «Je pense qu'on l'a!»
Le clip sera en ligne très bientôt. «On voulait faire une première pour lancer le clip, mais on s'est dit que si le tournage est vraiment cool on pourrait le mettre en ligne le soir même.»
Comme par hasard, un autre groupe de l'UQAM vient tout juste de tourner un autre clip chantant en utilisant la même chanson que le groupe de Laval. «Peut-être qu'ils ont eu peur qu'on fasse mieux qu'eux», se moque-t-elle.
Et s'il faut se fier à Joanie, on n'a pas fini d'entendre parler d'elle. «J'organise toujours plein de choses, des parades de mode, j'ai un site Web sur les jeunes designers québécois, je fais des vidéos là-dessus. J'adore les communications. J'ai plein d'idées, je rêve d'ouvrir mon restaurant. Je suis une entrepreneure dans l'âme!»










