Or, la ministre a indiqué jeudi au Soleil qu'il lui était juridiquement impossible d'imposer de telles balises. «On va donner des guides sur la composition des classes, mais il y a quand même une difficulté juridique importante, a-t-elle affirmé. On peut donner des indications, on peut guider et suggérer, on peut dire que cinq autistes dans la même classe, ça n'a pas de bon sens, mais on ne peut pas imposer un chiffre. Il y a de la jurisprudence à cet effet-là qui nous empêche de le faire. Mais je pense encore que l'intégration à tout prix n'est pas la solution.»
Mme Courchesne n'a pas voulu en dire davantage sur les guides qui seront élaborés par son ministère, à titre indicatif. De son côté, la Fédération des syndicats de l'enseignement réclame depuis des mois que le pourcentage d'élèves en difficulté intégrés dans les classes régulières soit limité à 10 %.
«Je ne veux pas me prononcer là-dessus parce que c'est un sujet de négociation sur lequel il y a des demandes patronales et syndicales. Ce sera l'objet de négociations très sérieuses», a indiqué Mme Courchesne.











