«Cependant, même s'il y a beaucoup d'universités en Inde, elles ne sont pas nécessairement toutes de premier ordre», a-t-il remarqué. Du coup, les institutions de catégorie «A» sont très courtisées par les universités du monde «développé», en mal d'effectifs. «Notre objectif est donc de déterminer les "B" de bonne qualité pour développer de nouvelles relations, tout en approfondissant celles que nous entretenons déjà.»
Jean-Guy Paquet estime pour sa part que son centre de recherche pourrait transférer des technologies à plusieurs clients indiens potentiels. Tant dans les secteurs de la médecine, des biotechnologies, de l'industrie ou du contrôle de la qualité. Le président du conseil de l'Institut national d'optique s'est aussi dit impressionné par le niveau «très avancé» des technologies locales, ainsi que par la qualité et la quantité d'ingénieurs et de scientifiques. «L'Inde compte des centaines d'universités, de collèges et de centres de recherche, et avec 1,2 milliard d'habitants, la sélection est extrêmement forte. La crème de la crème est donc forcément pointue», a-t-il fait valoir.
En plus de promouvoir sa région comme destination d'affaires, Carl Viel a profité de la mission pour apprécier la réalité indienne de visu, histoire de pouvoir mieux conseiller les entreprises qui s'adressent à PÔLE Québec Chaudière-Appalaches. «Par exemple, je pourrai leur dire que prendre quatre rendez-vous en une journée, à différents endroits, c'est de la folie, vu la taille des villes et le trafic dément!» a noté le pdg de l'agence de développement économique.
Expo sur l'Inde en 2012
De première main, il a aussi observé que certaines idées couramment véhiculées ne sont pas toujours fondées : «J'ai pu remarquer qu'au niveau de la R et D [recherche et développement], nous sommes tout à fait compétitifs par rapport à l'Inde.» Sa tournée des métropoles lui a aussi permis de déterminer une vaste clientèle potentielle pour les entreprises québécoises de pointe actives notamment dans l'optique-photonique, la géospatiale, les sciences de la vie, les technologies de l'information, les jeux vidéo et les bâtiments verts.
Enfin, le Musée de la civilisation est venu discuter avec des organismes gouvernementaux et des musées, «très enthousiastes», de la possibilité de monter une grande exposition sur l'Inde à Québec, dès 2012. «La culture indienne est fascinante et d'une richesse inouïe. L'héritage textile, les sculptures, le travail du métal sont tout à fait spectaculaires», s'est émerveillé François Tremblay. Le directeur des expositions et des affaires internationales du Musée a aussi laissé entendre qu'il souhaiterait une réciprocité. «Les collections au Québec ne sont pas comparables, en termes d'ancienneté et de patrimoine, à celles de l'Inde qui peuvent dater jusqu'à 3000 ans av. J.-C., mais nous allons essayer de trouver un angle d'échange qui soit intéressant pour les Indiens.»










