M. Marchand a expliqué, dans notre édition de jeidi, qu'au moment où il a accepté de participer aux travaux de la commission, il s'attendait à ce que son rôle se termine en janvier 2007, alors que les travaux se sont étirés jusqu'en août.
Le président du Syndicat des professeurs et professeures de l'Université Laval (SPUL), Yves Lacouture, ignore quelle entente a été conclue au moment où M. Marchand a répondu à l'invitation de la commission Johnson, mais, dit-il, «notre convention est claire, la première responsabilité d'un ou d'une professeure découle de son lien d'emploi avec l'université. Si des activités externes nuisent à nos fonctions de professeur, il doit y avoir une diminution du régime d'emploi ou une entente particulière, mais j'ignore quelle entente a été prise dans ce cas-ci.»
Le professeur a l'obligation de déclarer ses activités professionnelles externes à son directeur de département, précise-t-il. Et le directeur doit aussitôt envisager les mesures pour réajuster la tâche du professeur. En effet, M. Marchand avait obtenu l'accord de la directrice de son département et du recteur, Michel Pigeon.
Ajustements possibles
Mais plusieurs mécanismes d'ajustement sont possibles, indique le président du SPUL. Des cours peuvent être déplacés, repris plus tard, on peut prévoir un congé sans solde ultérieur, etc.
M. Lacouture note qu'il est fréquent de voir des professeurs avoir quelques heures d'activités externes par semaine, qui profitent souvent à l'université comme aux étudiants. Les activités externes très lourdes sont assez rares, observe-t-il, «et quand ça arrive, ça devrait entraîner un réaménagement de la tâche».
La direction de l'Université, pour sa part, a refusé de commenter plus avant ce dossier. «Les professeurs, collègues et étudiants de M. Marchand lui ont tous témoigné leur appui et on ne voit pas ce qu'on pourrait ajouter», expliquait le porte-parole de l'Université, Martin Guay.
Même réaction du côté de l'association étudiante. La Confédération des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval est en pleine période électorale, indiquait Frédéric Roy, responsable des communications, et il n'était pas possible, hier, d'obtenir une entrevue.











