Modification du régime pédagogique: un report est demandé

Jusqu'à maintenant, la ministre Michelle Courchesne est demeurée... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Jusqu'à maintenant, la ministre Michelle Courchesne est demeurée évasive quant à la possibilité de revenir sur sa décision de modifier le calendrier scolaire.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Marc Allard
Le Soleil

(Québec) Des regroupements de directeurs, de cadres, de parents et de commissions scolaires demandent à la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, de reporter les modifications qu'elle compte apporter au régime pédagogique, qui touchent en particulier le calendrier scolaire.

Dans une lettre envoyée à la ministre Courchesne mercredi, les présidents de quatre associations et de trois fédérations du milieu scolaire reprochent à la ministre de ne pas les avoir consultés avant d'officialiser sa décision.

«Nous aurions préféré que le processus de consultation se fasse en amont de la publication de la Gazette officielle, écrivent les signataires, ce qui aurait eu certainement pour effet de s'assurer d'une compréhension commune des objectifs poursuivis et des changements proposés.»

Sans faire d'annonce officielle, la ministre de l'Éducation a déposé le 3 février à l'Assemblée nationale un projet de règlement modifiant le régime pédagogique de l'éducation préscolaire, primaire et secondaire. Ces modifications remplaceraient notamment le nombre de jours de classe prévus au calendrier scolaire par un nombre d'heures et annuleraient l'interdiction d'enseigner les samedis et les dimanches.

Demande de retrait

À la mi-février, le Parti québécois (PQ) a déposé une motion à l'Assemblée nationale qui demandait le retrait du projet de règlement, mais celle-ci avait été battue. La chef du PQ, Pauline Marois, déplorait que Québec veuille imposer un règlement qui aura des répercussions sur une majorité d'élèves, alors que, selon elle, il vise à accommoder seulement six écoles juives orthodoxes.

Dans leur lettre, les signataires des quatre associations et des trois fédérations du milieu scolaire ne prennent pas position sur ce débat. Mais ils réclament plus de temps afin «d'analyser plus en profondeur les changements proposés et de les modifier au besoin». Ils se disent également prêts à collaborer avec la ministre Courchesne «pour proposer des solutions constructives et porteuses».

Jusqu'ici, Michelle Courchesne est restée évasive sur la possibilité qu'elle revienne sur sa décision, affirmant qu'elle attendait les résultats d'une consultation de 45 jours avant de se prononcer.

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